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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 22:53

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BUL033 Les savants ont divergé concernant la médisance : est-ce un péché capital ou non ?

 

Al-Qurtubi est d'avis qu'il y a unanimité des savants concernant le caractère capital du péché de médisance.

 

Mais cette prétendue unanimité est fausse, car al-Hafifh Ibn Hajar a rapporté que l'auteur d'Ar-Rawdah et Ar-Râf'î sont d'avis que la médisance n'est qu'un péché mineur.

 

Cependant, les preuves indiquent que la médisance est un grand péché.

 

En effet Abû Dawûd rapporte dans ses sunans d'après Sa'îd ibn Zayd que le Prophète (salAllahi alayhi wa salam) a dit : 

 

"La pire des transactions usuraires est de porter atteinte à l'honneur d'un musulman injustement"

[Authentique, voir as-sahih al-musnad 1/313]

 

Abu Dawud rapporte aussi dans ses Sunans d'après Anas que le prophète (salAllahi alayhi wa salam) a dit : 

 

"Lors de mon ascencion nocturne, je vis des gens aux ongles de cuivre avec lesquels ils se déchiraient le visage et la poitrine.

Je demandai: "Qui sont ces gens ô Jibril ?"

Il me répondit : "ce sont ceux qui mangeaient la chaire des gens et portent atteinte à leur honneur." 

[Ce hadith a été cité précédemment]

 

Allah dit (traduction rapprochée) :

 

"Et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimeraient-ils manger la chair de son frère mort ? (Non !) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux." (S. al-Hujurât, V12)

 

Pour plus de détails, voir fath al-Bari (10/470), ainsi que Subul As-Salâm (1583).

 

BUL033 La médisance n'est-elle considérée comme telle qu'en l'absence de la personne décrite ?

 

Le sens apparent du hadith : 

 

"C'est le fait de parler de ton frère d'une façon qui ne lui plairait pas." englobe aussi le fait de médire de lui en son absence, qu'en sa présence.

 

Cependant, al-Hafidh Ibn Hajar a dit : 

 

"L'avis le plus pertinent est que la médisance n'est considérée comme telle qu'en absence de la personne décrite, pour être en conformité avec le sens littéral du mot (en arabe, la médisance غيبة - Ghîbah qui dérive du verbe ghâba - yaghîbu signifiant, entre autres significations, "être absent"). C'est ce qu'affirment les linguistiques de manière catégorique."

 

Plus loin, il dit : 

 

"Bien entendu, le fait de parler en mal d'une personne en sa présence est tout autant interdit, car cela fait partie de l'insulte et de l'injure "

 

La médisance de nos jours est devenu un loisir pour beaucoup de femmes, sauf celles qu'Allah a préservé par miséricorde.

 

Notre devoir est de se soumettre à la législation de notre Seigneur.

 

En effet c'est Lui qui dit (traduction rapprochée) :

 

"Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident " (S. al-Ahzab, V. 36) 

 

"Non! ... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants tant qu'ils t'auront pas demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'il ne se soumettent complètement [à ta sentence]" (S. an-Nisâ, V. 65) 

 

"Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d'autres alliés que Lui. Mais vous ne vous souvenez peu" (S. al-A'raf, V. 3) 

 

"Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu'ils vous interdit, abstenez-vous en; et craignez Allah car Allah est dur en punition" (S. al-Hashr, V. 7) 

 

Nous ne pouvons pas être donc comme les gens du Livre qui ont dit :


"Nous avons entendu mais nous désobéissons". 


Nous disons plutôt :


"Nous avons entendu et nous obéissons".

 

Pour plus de preuves concernant le fait de se conformer à la religion, voir l'ouvrage intitulé ak-I'tisâm de Ash-Shâtibi, ainsi que le chapitre al-I'tisâm de Sahih al-Bukhârî.

 

La médisance est un grave problème, car l'être humain peut la pratiquer sans s'en rendre compte.

 

Il faut donc prendre garde à cela, et tu dois - chère sœur - t'en repentir auprès d'Allah.

 

BUL033 Comment se repentir de la médisance ?

 

Ibn Al-Qayyim a dit dans son ouvrage intitulé : Al-Wâbil As-Sayyib (p. 131) : 

 

"On rapporte du Prophète (salAllahi 'alayhi wa salam) que l'expiation de la médisance est de demander qu'Allah pardonne à celui de qui on a médit, en disant :

 

"Ô Allah ! Pardonne-nous ainsi qu'à lui".

 

Ce hadith est mentionné par Al-Bayhaqi dans ad-Da'awât Al-Kabir dont l'auteur dit : "Ce hadith présente une faiblesse"

 

Les savants ont deux avis au sujet de la manière de se repentir du péché de médisance.

 

Ces deux avis ont été rapportés de l'Imam Ahmad et se résument à ce qui suit :

 

Est-il suffisant pour se repentir de la médisance de demander à Allah de pardonner à celui dont on a médit ?


Ou bien est-il obligatoire d'informer la personne concernée et de lui présenter ses excuses ?

 

L'avis le plus correct est qu'il n'y a pas de besoin de l'en informer.

 

Il suffit de demander à Allah de pardonner à cette personne et de mentionner ses qualités aux individus à qui on a parlé de ses défauts.

 

C'est l'avis partagé par shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah et d'autres.

 

Ceux qui sont de l'avis qu'il est nécessaire de l'en informer se sont basés sur le fait que la médisance est similaire aux droits touchant aux biens matériels.

 

Or la différence entre les deux situation est évidente.

 

En effet, concernant les droits touchant aux biens matériels, la personne spoliée tire parti des biens qui lui reviennent de droit.

 

Si elle veut, ensuite, elle peut les garder ou les donner en aumône.

 

Alors que pour la médisance, ce n'est pas possible, et la personne de qui on a médit ne tire aucun parti du fait qu'on l'en informe, et c'est même le contraire du but recherché par le législateur (salAllahi 'alayhi wa salam) qui risque de se produire.

 

En effet, en informant la personne concernée, son coeur éprouvera de la haine et risque de souffrir en entendant les propos qu'on a eu à son égard.

 

Cela peut même aller jusqu'à accentuer son animosité au point où elle déciderait de ne jamais pardonner à la personne qui a médit d'elle.

 

Or, si l'en informer mène à ce genre de conséquences, le sage législateur (salAllahi 'alayhi wa salam) ne peut l'autoriser ou même le tolérer, et encore moins le rendre obligatoire et l'ordonner.

 

Toute la législation s'articule autour de la prévention des dommages et leur minimisation, et non autour de leur réalisation partielle ou complète.

 

Et Allah est plus savant.

 

Voir aussi Tafsir Ibn Kathîr lors de l'exégèse de la parole d'Allah :

 

"Et ne médisez pas les uns des autres" (S. A-Hujrât, V. 12)

 

Voir aussi As-Silsilah Ad-Da'îfah (4/159) pour l'étude détaillée des différentes chaînes de rapporteurs du hadith :

 

"L'expiation du péché de médisance est de demander à Allah de pardonner à la victime"

 

Sache que certaine personne pensent qu'il est permis de porter atteinte à l'honneur d'autrui si l'on ne dit que la vérité.

 

Lorsqu'on leur interdit de le faire, ils répondent : "Nous ne disons que la vérité, nous n'avons pas menti à son sujet".

 

Or cela n'est rien d'autre que de la pure médisance, car la médisance est le fait de parler de son frère d'une manière qui ne lui plairait pas.

 

Je conclurai ce chapitre traitant de la médisance par ce vers d'Al-Qahtanî dans sa Nûniyyah (p. 39) :

 

Ne t'occupe pas des défauts d'autrui en oubliant les tiens

Car tu auras alors commis deux erreurs

 

Extrait de Conseils pour la femme musulmane, p. 42

copié de al-bayan.fr

Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya

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Published by Abdelrahim Médine - dans Comportement - أخلاق
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