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  • : Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah ne délaisse pas la Sunna pour comprendre le Coran
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:42

Extrait :


Le Dâ’i (prêcheur) à Allah, l’étudiant en science, et tous ceux qui côtoient [les gens] et les orientent, doivent nécessairement prendre le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم comme un modèle dans sa ‘aqîdah, son manhaj et son comportement.

Si ces éléments sont réunis ou presque, chez le prêcheur, sa da’wah réussira in sha Allah et sera présentée [aux gens] sous son aspect le plus beau et le plus complet.

Et si une de ces qualités manquait, comme la patience, la sagesse [hikmah], la bonté [rifq], la douceur [lîn] et d’autres qui sont absolument nécessaires et requises par la Da’wah des messagers, -‘alayhim us-Salât wa Salâm- des qualités que nous avons l’habitude d’utiliser mais dont beaucoup de personnes ne sont pas conscientes, cela nuirait à la Da’wah Salafiyyah ainsi qu’à ses partisans si elles (les qualités) sont négligées si l’on présente aux gens seulement ce qu’ils détestent et ce qui les repousse comme la dureté et bien d’autres [mauvaises] choses.

Ces défauts sont détestables dans les affaires de ce monde alors que dire de la religion !


icone_texte.gif  
Dossier à télécharger

copié de sounna.com

Cheikh Rabi Ibn Hadi al-Madkhali
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:40

Question :


Comment évaluez-vous la réalité de la Da’wa, de nos jours ?

Quels sont les axes majeurs qui doivent être pris en compte face aux nouveautés et aux défis actuels ?

Réponse :

A notre  époque, Allah Tout-Puissant et Très-Grand, nous a encore davantage facilité la Da’wa, par des moyens qui n’étaient pas accessibles auparavant, et la Da’wa est aujourd’hui grandement facilitée, par l’intermédiaire de nombreuses voies, et expliquer aux gens leurs obligations est possible de nos jours à travers des voies différentes, comme par la radio, la télévision et les journaux, et des voies différentes.


C’est une obligation pour les gens de science et de foi et pour les successeurs du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de prendre en charge cette obligation, de s’entraider dans cette tâche, de transmettre les messages d’Allah aux serviteurs d’Allah et de ne pas craindre, pour Allah, d’être blâmé par les critiqueurs.

Ils ne doivent pas accorder de préférence ni à la personne âgée, et ni au jeune, ni au riche, ni au pauvre, mais ils doivent transmettent l’ordre d’Allah à tous les serviteurs d’Allah, comme Allah l’a révélé et comme Il l’a prescrit.

Cette obligation peut être une obligation individuelle (Fardh ‘Aïn) pour toi, s’il n’y a pas, dans l’endroit où tu te trouves, de personne qui s’occupe de cette mission-là excepté toi, car ordonner le convenable et réprouver le blâmable peut être une obligation individuelle et une obligation qui incombe à une partie des musulmans seulement (Fardh Kifâya).

Si tu te trouves dans un endroit où il n’y a que toi pour s’occuper de la prêche, et transmettre l’ordre d’Allah, l’obligation t’incombe alors personnellement.

Mais, si tu trouves autre que toi pour s’occuper de la  Da’wa, de propager le message, d’ordonner le bien et d’interdire le mal, cela devient pour toi un acte méritoire (Sunna).

Si tu t’empresses à faire le bien et que tu es sérieux à le faire, tu rivaliseras dans les bonnes œuvres et tu seras un précurseur dans l’obéissance à Allah.

La preuve pour dire que la  Da’wa est une obligation communautaire (si une partie de la communauté s’en occupe, l’obligation ne pèse plus sur le reste de la communauté) est la Parole d’Allah Tout-Puissant et Très-Grand :

« Que soit issue d’entre vous une communauté (un groupe) qui appelle au bien. » (1)

Al-Hâfizh Ibn Kathîr a dit au sujet de ce verset, en résumé : que soit issue de vous un groupe qui s’occupe de cette chose importante qui est d’appeler à Allah, de propager Sa religion, et de transmettre Son ordre, Exalté soit-Il.

On sait que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a appelé les gens à Allah et a accompli l’ordre d’Allah [de transmettre le message] à Mekka, suivant sa possibilité, et les Compagnons ont fait de même, qu’Allah soit satisfait d’eux, suivant leurs capacités, puis après avoir émigré, ils ont pu mieux prêcher et plus facilement ; ensuite, après la mort du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, les Compagnons se sont dispersés dans différents pays ; ils ont fait la  Da’wa suivant leurs possibilités et la science qu’ils détenaient.

Lorsque le nombre de prêcheurs diminue et les actes blâmables augmentent, et que l’ignorance se généralise – comme c’est le cas aujourd’hui - la Da’wa devient une obligation pour tout le monde suivant sa possibilité. 

Si la personne se trouve dans un endroit restreint comme un village ou une ville, ou quelque chose comme cela, et on trouve dans ce lieu quelqu’un qui remplit la mission, et transmet le message d’Allah, c’est suffisant et transmettre le message devient pour un autre que lui un acte méritoire. 

En effet, cette personne présente les preuves [de leurs obligations aux gens] et si cela a été effectué par un autre que toi, alors le message d’Allah a été transmis. 

Mais en ce qui concerne les autres endroits et les autres gens, il incombe aux savants, suivant leurs possibilités, de transmettre le message d’Allah par tous les moyens qu’ils peuvent, et ceci est une obligation pour tout le monde suivant leurs possibilités.

De cela, on déduit que l’obligation de chacun (Fardh ‘Ain) et l’obligation pour une partie de la communauté (Fardh Kifâya) est relative et elle diffère selon les situations : cette obligation peut être obligatoire pour certains peuples et certaines personnes, et méritoire pour certaines autres personnes et peuples, car il se trouve chez eux quelqu’un qui s’occupe de cette mission, et cela suffit pour dégager la responsabilité des autres.

Quant aux dirigeants et à ceux qui ont les moyens, il pèse sur eux une plus grande obligation encore ; ils doivent transmettre la Da’wa vers toutes les contrées suivant leur capacité et de la meilleure manière possible, et dans les langues vivantes que les gens parlent. 

Il faut transmettre le message d’Allah en ces langues jusqu’à ce que la religion d’Allah parvienne à chacun dans la langue qu’il connaît, en arabe et dans les autres langues, et cela est possible de nos jours et c’est facilité par les moyens qui ont été cités précédemment : la radio, la télévision, les journaux et les autres médias, qui sont faciles d’accès aujourd’hui contrairement à avant.

Il incombe également aux prêcheurs lors des fêtes, des rassemblements et autres, de transmettre ce qu’ils peuvent des ordres d’Allah le Tout-Puissant et le Très-Grand, et qu’ils propagent la religion d’Allah suivant leur capacité et leur science.

[En effet, il faut contrecarrer] au vu de la propagation des idéologies destructrices et des appels à la mécréance et à renier Allah, les révélations et la vie de l’au-delà, et au vu de la propagation de la chrétienté dans beaucoup de pays, et d’autres appels à l’égarement. 

Au vu de tout cela, la Da’wa est devenu de nos jours, l’obligation de tous, une obligation pour l’ensemble des savants, et les gouvernants musulmans. 

Ils doivent transmettre la religion d’Allah suivant leurs possibilités et leurs moyens, par écrit et par oral, par la radio et par tous les moyens qu’ils peuvent utiliser et qu’ils ne se désistent pas devant cette mission, et qu’ils ne passent pas leur temps à parler sur untel ou untel, car le besoin pressant aujourd’hui est de s’entraider, de s’associer et de se soutenir pour cette grande mission, plus qu’avant encore.

En effet, les ennemis d’Allah s’entraident et se soutiennent les uns les autres par tous les moyens, pour barrer la route vers Allah, faire douter les gens dans leur religion, et les appeler vers ce qui les fera sortir de la religion d’Allah le Tout-Puissant et le Très-Grand. 

C’est donc une obligation aux musulmans de s’opposer à cette activité impie par une activité musulmane et par l’appel à l’islam, à différents niveaux, à l’aide de tous les moyens et par toutes les voies possibles. Enfin, ceci est pour remplir la mission de Da’wa qu’Allah a confiée à Ses serviteurs.

Fatwa de cheikh Ben Baz

Revue des Recherches Islamiques, n°40, page 136-139
(1) La Famille d’Imrân, v. 104.
copié de fatawaislam.com

Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 03:27

0064--3-.gif Question : 


Quelle est la meilleure voie pour les femmes pour faire da'wa ?

Réponse : 

Je dis aux femmes : restez dans vos maisons et ne vous occupez pas de la
 da'wa.

Je réprimande l'utilisation du mot 
Ad-Da'wa, particulièrement par le jeune homme qui dit :

« ceux-là sont des gens de
 Da'wa » comme si da'wa était devenu la mode des derniers temps.

Maintenant toute personne qui a une petite connaissance devient un
 da'iya (prêcheur).

La question ne s'est pas arrêtée aux jeunes hommes, mais est arrivée aux jeunes femmes et aux ménagères, au point qu'elles aient abandonné leurs obligations dans leurs maisons et envers leurs maris et leurs enfants.

Elles se sont détournés des choses obligatoires vers ce qui ne leur est pas obligatoire, comme de faire 
da'wa.

La règle générale pour la femme est de rester dans sa maison comme il été légiféré pour elle et de ne sortir qu’en cas de besoin.

Ceci d’après la parole du prophète (
sallallahu 'alayhi wa sallam) :

« …et leurs maisons sont meilleures pour elles. »
 
Par opposition à la prière à la mosquée.

De nos jours, nous voyons une manie répandue chez les femmes qui fréquent les mosquées pour les prières en commun en plus de la prière du vendredi.

Cependant, leurs maisons sont meilleures pour elles, sauf s'il y a une mosquée près de chez elles et que l'imam est un savant et qu’il enseigne la science aux présents.

Alors, les femmes peuvent sortir pour la prière à la mosquée, écouter la science; il n'y a rien pour les en empêcher.

Quant à la femme excessivement impliquée dans la 
da'wa, elle doit rester dans sa maison et lire des livres que lui fournissent son mari, son frère, ou ses maharim (parents masculins qu'elle ne peut épouser).

Alors, il n'y a rien pour l'empêcher de prendre un jour où elle invite certaines femmes à venir chez elle, ou qu'elle les rejoigne dans la maison d'une femme pour partager la science religieuse.

Et cela est mieux que si un groupe de femmes se rend chez elle.
 
Quant au fait qu’elle s'engage dans un voyage, qui pourrait être un voyage sans mahram, alors qu’on dit qu'elle est sortie pour da'wa.

Ceci est une des innovations des temps modernes et ce n'est pas spécifique aux seules femmes.

Même certains jeunes hommes parlent excessivement de
 da'wa alors qu’ils ont très peu de connaissance.


Article tiré du site troid.org
Source : Al-Asalah (n°°19)
Traduit en français par les salafis de l’Est
copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 03:26

qesat_saead2.jpgQuestion : 

Comment le prédicateur doit-il être pour obtenir des résultats, et quelles sont les qualités requises pour que le prêche soit efficace et ait un impact sur les gens appelés à l’islam ?

Réponse : 

Le prédicateur efficace est celui qui s’appuie sur les preuves des Textes, patiente face aux épreuves, se dépense dans la propagation de l’islam quelles que soient les tentations, quelle que soit la fatigue que cela cause.

C’est quelqu’un qui ne faiblit pas lorsqu’une épreuve l’atteint, ou s’il entend une parole (blessante ou mensongère), mais il patiente et fait des efforts dans l’appel en utilisant tous les moyens, et en accordant une grande importance aux preuves des Textes et au bon comportement, afin que son appel repose sur une base solide, et soit agréé par Allah, Son Prophète et les croyants.

Il doit prendre garde à ne pas se laisser aller [à parler sans science] et ne pas dire à propos d’Allah ce qu’il ne sait pas.

Il doit accorder une attention particulière aux preuves des Textes, et prendre conscience lorsqu’il prend le chemin [de l’appel à l’islam], de la difficulté de la propagation de l’islam à travers les moyens de communication ou l’enseignement.

C’est lui le prédicateur efficace qui mérite les remerciements, et une place élevée auprès d’Allah, s’il fait tout cela sincèrement pour Allah.
 
Shaykh Ibn Bâz, Majmû’ Fatâwâ (3/230)
Traduit et publié par les Salafis de l’Est
copié de salafs.com
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 03:25

0063.gif Question : 

Nous aimerions que vous nous expliquiez le jugement que porte l’islam concernant l’appel à Allah et les différents mérites que cela comporte ?    

Réponse : 

Concernant son jugement, les preuves du Coran et de la Sunna montrent l’obligation de l’appel à Allah qui compte parmi les obligations de l’islam.

Les preuves qui vont dans ce sens sont nombreuses, parmi lesquelles la parole d’Allah :

« 
Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. » [Âl-‘Imrân : 104]

et Sa Parole :

« 
Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [An-Nah: 125]

et Sa Parole :

« 
Appelle les gens vers ton Seigneur et ne sois point du nombre des polythéistes. » [Al-Qasas : 87] Allah dit aussi : «  Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente... » » [Yûsuf : 108]

Allah a montré que ceux qui suivent le Prophète (
salallahu ‘alayhi wasalam) sont les prêcheurs vers Allah.

Ils sont ceux [qui se basent] sur la preuve évidente et c’est une obligation, comme on le sait, de le suivre, et d’emprunter le chemin qu’il a emprunté, d’après la parole d’Allah :

« 
Vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle (à suivre), pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. » [Al-Ahzâb : 21]

Les savants ont mis en évidence que l’appel à Allah est une obligation pour une partie de la communauté (
Fardh Kifâyî) dans les endroits où il existe des prédicateurs qui se chargent du prêche.

Chaque contrée et chaque région a besoin de cet appel, car c’est une obligation pour une partie de la communauté : lorsqu’une partie s’en occupe, l’obligation est levée pour le reste de la communauté, et ainsi l’appel à Allah devient pour eux un acte méritoire fortement conseillé (
Sunna Mu’akkadah) et une bonne œuvre.

Si personne ne s’occupe de l’appel à Allah comme il le faut dans certaines contrées et régions, le péché retombe sur tous, et ainsi l’appel à Allah devient une obligation individuelle (
Fardh ‘Ayn) selon la compétence et capacité de chacun.

En ce qui concerne les pays dans leur ensemble, il est obligatoire de nommer un groupe qui soit chargé de l’appel à Allah dans l’ensemble des lieux habités et qui transmette le message, et explique la religion d’Allah en fonction des moyens à leur disposition, car le Prophète (
salallahu ‘alayhi wasalam) a envoyé des prêcheurs et des lettres aux gens, aux rois et aux dirigeants et les a appelés vers Allah.
  
[shaykh Ibn Bâz,
 Revue des Recherches Islamiques, n°40, p. 135-136.]
copié de salafs.com
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 03:22

drapeau.gif Question : 


Lorsqu’on désire appeler quelqu’un à l’islam, par quoi doit-on commencer et que doit-on lui dire ?

Réponse : 

Je suppose que celui qui pose la question veut appeler à Allah, et il faut savoir que l’appel à Allah doit se faire avec sagesse, bonne exhortation, douceur et sans violence, ni reproche, ni remontrance.

On doit commencer par le plus important, puis par ce qui suit, à l’exemple du Prophète (
salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il a envoyé ses messagers aux quatre coins de l’horizon, il leur a ordonné de commencer par le plus important, et il a dit à Mu’âdh lorsqu’il l’a envoyé au Yémen :

« 
La première chose vers laquelle tu les appelleras sera l’attestation que le Seul à mériter l’adoration est Allah (lâ ilâha illa llâh) et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ; et s’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit ; et s’ils acceptent cela, informe-les qu’Allah leur a imposé une aumône dans leurs biens qui est prise des riches et donnée aux pauvres. » (Al-Bukhârî : 1458)

On commence par le plus important et on prend le temps nécessaire, on choisit le moment opportun et l’endroit adéquat pour prêcher.

Il peut être opportun d’inviter la personne chez soi et de parler avec elle, et parfois il est plus opportun d’aller jusque chez elle.

Puis, il est bon de choisir certains moments plutôt que d’autres, et quoiqu’il en soit, le musulman doué de raison et de sagesse sait de quelle manière il doit s’y prendre pour appeler les gens vers la vérité.   


Shaykh Ibn ‘Uthaymîn, 
Kitâb Ad-Da’wah (2/155) 
copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 03:21

0124.gif
Question : 

[Nous avons reçu] deux lettres interrogeant sur la meilleure voie pour appeler les gens à Allah, et sur la meilleure manière d’ordonner le bien et de réprouver le mal. 

Les auteurs de ces deux lettres rappellent les erreurs qu’ils ont remarquées de la part de nombreux musulmans, leur souffrance face à ce qu’ils voient et leur souhait, si cela était en leur pouvoir, de réprouver le mal. 

Ils espèrent également que vous leur donniez des directives. 

Réponse :

Allah
 a exposé la manière d’appeler [les gens à l’islam], et ce qu’il convient au prédicateur de faire lorsqu’Il dit :

« Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente. » » [Yûsuf : 108] 

Celui qui invite à l’islam doit donc avoir de la science et des preuves évidentes de ce à quoi il invite et de ce qu’il interdit, afin de ne pas parler sur Allah sans science.

Il doit vouer cet acte sincèrement à Allah, et non pas à une école de pensée (
Madhhab), ni à l’avis d’untel ou untel, mais il doit le faire pour Allah Seul, Celui dont il cherche la récompense et le pardon.

Il cherche ainsi  à ce que les gens se réforment, et pour cela, il est indispensable qu’il possède la sincérité (
Ikhlâs) et la science, car Allah dit : 

«
 Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » [An-Nah: 125]

Ceci est un exposé de la manière de prêcher (ad-Da’wah).

Il faut que cela soit fait avec sagesse, c'est-à-dire avec science – de ce qu’Allah a dit et ce que le Prophète (
salallahu ‘alayhi wasalam) a dit.

La science a été désignée par la sagesse, car elle repousse le faux et aide à suivre la vérité.

Cette science doit être accompagnée d’une bonne exhortation, et de la discussion menée de la meilleure manière qui soit, lorsque cela est nécessaire, car pour certaines personnes, l’exposé de la vérité avec ses preuves suffit, parce qu’elles cherchent la vérité et lorsqu’elle leur apparaît, elles l’acceptent ; il n’est donc pas utile de l’exhorter.

Chez d’autres personnes, il existe quelques réticences et un manque de réaction : il faut alors les exhorter de la meilleure manière.

Le prêcheur exhorte et rappelle les gens vers Allah, lorsque c’est nécessaire, avec l’ignorant et les insouciants, et avec ceux qui se laissent aller à la facilité, jusqu’à ce qu’ils soient convaincus et qu’ils s’accrochent à la vérité.

Il se peut que la personne que l’on prêche ait certains doutes, alors il faut discuter avec elle, en cherchant à dissiper ce doute, et le prêcheur doit alors expliquer la vérité en citant les preuves, et en discutant de la meilleure façon pour effacer ce doute par les preuves des Textes, en usant de bonnes paroles, de bonnes manières et de douceur, et non pas avec violence et dureté, si bien qu’on n’éloigne la personne de la vérité, et qu’elle s’entête dans son égarement.

Allah dit : 

«
 C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage» [Âl-‘Imrân : 159]

Allah a dit à Mûsâ et Hârûn lorsqu’Il les a envoyés à Pharaon : 

«
 Puis, parlez-lui avec douceur. Peut-être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il ? »[Tâ-Hâ : 44]

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit dans un récit authentique :

« 
La douceur n’est pas ajoutée à une chose sans l’embellir, et elle n’est retirée d’une chose sans l’enlaidir.»
(Muslim : 2594)

Et Il a dit :

« 
Celui qui est privé de douceur est privé de  tout bien. »
(Muslim : 2592)

Le prédicateur doit rechercher la vérité, appeler avec douceur, s’efforcer de vouer son œuvre sincèrement à Allah, et corriger les choses de la façon qu’Allah a ordonné, c’est-à-dire l’appel vers Allah avec sagesse, bonne exhortation et discussion de la meilleure façon.

Dans tout ce qui a précédé, il doit être doté de science et connaître les preuves afin de convaincre celui qui recherche la vérité, dissiper le doute chez celui qui en a, adoucir le cœur de ceux qui sont insensibles, éloignés et durs, car les cœurs s’adoucissent au rappel d’Allah et à la bonne exhortation, et l’exposé de ce qu’il y a auprès d’Allah comme bien pour celui qui accepte la vérité, et ce qu’il y a comme danger, s’il rejette l’appel qui lui est venu avec vérité.

Quant aux gens qui ordonnent le bien et réprouvent le mal, ils doivent adopter le comportement recommandé par la Loi d’Allah, vouer sincèrement leurs actes à Allah, et se comporter comme se comportent les prédicateurs, avec douceur et absence de dureté, excepté lorsque c’est nécessaire avec les oppresseurs, les orgueilleux et ceux qui s’obstinent.

Dans ce cas, avec eux, il est autorisé d’utiliser la force et le châtiment exemplaire, selon la Parole d’Allah : 

«
 Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. » [Al-‘Ankabût : 46]

et la parole du Prophète (
salallahu ‘alayhi wasalam) :

« 
Celui qui voit un acte blâmable qu’il le change par la main ; s’il ne peut pas, alors par la parole ; s’il ne peut pas, qu’il le réprouve dans son cœur, et cela est le degré le plus faible de la foi. » (Muslim : 49)

Pour les autres personnes, il agit en réprouvant le mal et en appelant au bien comme le fait le prédicateur : il appelle avec douceur et sagesse, il donne des preuves afin que celui qui fait le mal s’accroche à la vérité, et cesse de suivre son chemin égaré, et ce en fonction de ses capacités, comme Allah dit : 

«
 Craignez Allah autant que vous pouvez. » [At-Taghâbûn : 16]

et comme le Prophète (
salallahu ‘alayhi wasalam) a dit dans le hadith cité précédemment : 

« 
Celui qui voit un acte blâmable… »

Il existe des versets généraux qui montrent cela, comme la Parole d’Allah : 

«
 Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable. » [At-Tawbah : 71] 

et Sa Parole : 

«
 Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. »[Âl-‘Imrân : 110]

Allah a menacé ceux qui ont délaissé cela, et Il les a maudits par la bouche de Dâwûd et ‘Isâ lorsqu’Il dit : 

«
 Ceux des enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de Dâwud et ‘Isâ fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient. Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres ce qu’ils faisaient de blâmable. » [Al-Mâ’idah : 78-79]

Cette mission est importante et la responsabilité est grande ; il est donc obligatoire aux gens de foi et ceux qui ont la capacité, parmi les gouvernants, les savants et les individus musulmans qui ont la capacité et la science, de réprouver le mal et d’ordonner le bien.

Cela n’est pas réservé à un groupe précis, même si cette obligation pèse plus sur ce groupe et c’est à lui qu’incombe cette lourde charge.

Mais, cela ne signifie pas que les autres sont dispensés de cette responsabilité.

Il est obligatoire de les aider et d’être avec eux pour réprouver le mal et ordonner le bien, de façon à ce que le bien se répande et que le mal diminue, surtout si ce groupe ne s’occupe pas de ce qui est demandé et que le but n’est pas atteint, car le domaine est vaste, et le mal est important et aider ceux qui s’en chargent est obligatoire quoi qu’il en soit.

Si ce groupe s’occupe de cela et atteint le but recherché, alors l’obligation ne pèse plus sur le reste de la communauté, dans cet endroit précis et ce pays précis, car ordonner le bien et réprouver le mal est une obligation pour une partie de la communauté (Fardh Kifâyi).

Si le résultat est atteint avec ce groupe et ceux qui les aident, cela devient une Sunna (un acte méritoire) pour le reste de la communauté. Alors que si le mal ne peut cesser que par ton intervention, car tu es la seule personne présente dans le village, la tribu ou le quartier et qu’il n’y a personne qui ordonne le bien dans ces endroits, alors c’est une obligation individuelle pour toi de réprouver le mal et d’ordonner le bien car tu es celui qui le connaît, et qui peut le réprouver.

Dans ce cas, il t’est obligatoire de le faire.

S’il y a avec toi une autre personne, cela devient une obligation collective : celui de vous deux qui l’effectue dispense l’autre de ce devoir, lorsque le but est atteint.

Par contre, si vous le délaissez tous les deux, vous êtes tous les deux coupables. 

La conclusion est que c’est une obligation collective (Fardh Kifâyî) lorsqu’une partie de la communauté s’occupe de cette tâche et que le but est atteint, ainsi l’obligation est levée pour le reste de la communauté. 

Il en est de même pour l’appel à Allah : lorsque toute la communauté le délaisse, tout le monde est coupable, et lorsqu’un groupe s’en occupe de manière suffisante pour appeler les gens, les orienter et réprouver le mal, cela devient pour les autres une œuvre d’un très grand mérite, car c’est participer à un bien et aider à l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété.
 
Shaykh Ibn Bâz, Majmû’ Fatâwâ (3/230)
copié de salafs.com
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 03:09

807572493.gifQuestion : 

 

Parmi les choses sur lesquelles les prédicateurs divergent : les moyens de propager l’appel à l’islam.

Certains en font une adoration qui ne peut être changée, et ils désapprouvent ceux qui proposent des activités diverses, culturelles, sportives ou théâtrales, et tous les moyens pour attirer la jeunesse et les inviter.

D’autres, par contre, pensent que les moyens changent avec le temps, et que les prédicateurs doivent se servir de tout moyen autorisé pour l’appel à l’islam.

Nous espérons de votre part un éclaircissement de la méthode correcte dans ce domaine.

 

Réponse : 

 

La louange est à Allah Seigneur de l’univers, il n’y a pas de doute que l’appel à Allah est une adoration, comme Allah l’a ordonné dans Sa Parole : 

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. »[An-Nahl : 125]

 

Ainsi, la personne qui appelle à Allah ressent pendant qu’il appelle à Allah, qu’il se soumet à Son ordre cherchant à se rapprocher de Lui par cela, et il n’y a pas de doute, également, que la meilleure chose par laquelle on appelle les gens est le Livre d’Allah et la Sunna de Son Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) car le Livre d’Allah, est la plus importante prêche pour l’humanité : 

 

« Ô gens ! Une exhortation vous est venue, de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants. » [Yûnus : 57]

 

Le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) est aussi le plus éloquent des hommes dans ses discours, et il exhortait parfois ses Compagnons de telle manière qu’ils le décrivaient ainsi :

 

« Les cœurs en tremblaient et les yeux en pleuraient… »

(Abû Dâwûd : 4607)

 

Si on peut utiliser ces moyens dans sa prédication, il n’y a pas de doute que c’est ce qu’il y a de meilleur, c’est-à-dire prêcher par le Livre d’Allah et laSunna de Son Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam).

 

Et s’il pense que c’est utile, il peut y ajouter parfois les moyens autorisés, il n’y a pas de mal à cela.

 

Cependant, la condition est qu’il n’y ait pas dans ces moyens de choses interdites comme le mensonge, ou jouer le rôle d’un mécréant dans les pièces de théâtre ou jouer le rôle d’un Compagnon ou des imams, c’est-à-dire les imams musulmans, ceux qui sont venus après les Compagnons et leur étudiants, car on peut craindre que cela rabaisse la valeur d’un de ces grands imams auprès des gens.

 

De plus, il est interdit pour un homme de jouer le rôle d’une femme ou le contraire, car à ce propos, il existe un hadith authentique qui prouve que ceux-là sont maudits car le Messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a maudit les hommes qui cherchent à ressembler aux femmes, et inversement.

 

En résumé, si on utilise parfois un de ces moyens pour gagner le cœur des jeunes, sans qu’il y ait dans ces moyens de choses interdites, je ne vois pas de mal à cela. 

 

Quant à utiliser ces moyens souvent et d’en faire le seul moyen pour l’appel à Allah et se détourner l’appel par le Coran et la Sunna de Son Prophète ( salallahu ‘alayhi wasalam) c’est-à-dire que la personne qui est appelée n’est touchée que par ces moyens, je ne suis pas de cet avis, mais je pense plutôt que cela est interdit car orienter les gens vers autre chose que le Coran et la Sunna dans le domaine de l’appel à Allah est une mauvaise chose, alors que le faire de temps en temps ne pose pas de problème, si cela ne comporte pas de chose interdite.

 

Shaykh Ibn ‘Uthaymîn, Kitâb Ad-Da’wah (2/167) 

copié de salafs.com

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ’Outheymine

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 01:47

Question : 

Qu'en est-il de fréquenter des mécréants et d'etre aimable avec eux afin qu'ils embrassent l'islam ? 


Réponse : 

Nul doute que le musulman se doit de désavouer les ennemis d'Allah, car c'est l'exemple des messagers et de leurs Compagnons. Allah le Très-Haut dit : 

« Certes, vous avez eu un bel exemple en Abraham et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : 'Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous l'inimité et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ceque vous croyiez en Allah Seul'. » [1] 

et Il dit :

« Tu ne trouveras pas un peuple qui croit en Allah et au Jour dernier prendre pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs coeurs et Il les a aidés de Son secours. » (l'Eprouvée, v.4) 

Ceci dit, il n'est pas permis au musulman de témoigner de l'amour, de l'affection ou de l'amitié pour les ennemis d'Allah, qui sont aussi ses ennemis.

Allah dit :
« Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas pour alliés Mon ennemi et le vôtre, leur offrant l'amitié. »

Par contre, si le musulman est aimable avec eux afin qu'ils embrassent l'islam, cela est permis, car cela rentre dans le cadre de l'appel vers la voie d'Allah (ad-Da'wa) et à Sa religion.

Mais s'il n'obtient aucun résultat avec eux, il doit alors s'éloigner d'eux et les traiter de la façon qui leur est due.

Ce chapitre est très bien explicité dans les ouvrages des grands savants en particulier dans Ahkâm Ahl idh-Dhimma (Les règles concernant les gens du Livre) d'Ibn ul-Qayyim. 

Source : Fatawa al-'aqidah, p.226-227 
[1] L'Eprouvée, v. 4. 
[2] L'Eprouvée, v. 1. 
copié de fourqane.fr
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn 'Outheymine
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Published by abdelrahim.medine.over-blog.com - dans Appel à la religion - الدعـوة إلى الله
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