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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:54

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L’éminent savant SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) a expliqué que la science passe avant le fait d’ordonner une chose.

 

La douceur se fait avec les commandements, et la bienfaisance après cela.

 

Et celui qui n’est pas savant sur le sujet rentre dans ce sur quoi il n’a aucune connaissance.

 

S’il est savant sur le sujet sans être doux, il est à exemple du médecin dépourvu de douceur, qui se conduit avec rudesse envers le malade qu’il n’acceptera pas de lui, ou encore l’éducateur rude dont l’enfant n’acceptera rien.

 

Allâh – Ta’âla – a dit à Mussâ et Hâroûn :

 

« Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [me] craindra-t-il » [1]

 

Puis, lorsqu’il a ordonné et interdit, il subira nécessairement des torts, donc il doit patienter et être clément, comme Allâh – Ta’âla – dit :

 

« Commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! » [2]

 

Allâh – Ta’âla – a ordonné à Son Prophète de patienter sur les torts des polythéistes en de nombreux moments, alors qu’il est l’imâm de ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal.

 

Il faut donc avant tout que l’individu ordonne pour Allâh, vise l’obéissance à Allâh en ce qu’il ordonne, aime la rectitude pour celui à qui il s’adresse.

 

Et s’il fait cela pour rechercher le pouvoir et rabaisser autrui, cela sera une ardeur qu’Allâh n’acceptera pas, de même s’il fait cela pour rechercher renommée et ostentation, l’œuvre sera vaine.

 

Puis si on appel est rejeté, qu’il subit des torts, qu’on l’accuse d’être dans le faux et d’avoir un but corrompu, et que son âme cherche à triompher et que Satan vient à lui, alors que son acte débutait pour Allâh puis s’est transformé en suivi des passions qu’il cherche à triompher sur celui qui lui cause du tort, et peut même en arriver à transgresser vis-à-vis de celui qui lui cause du tort.

 

Il en est ainsi pour ceux qui tiennent différents avis, puisque chacun d’entre eux pense que la vérité est avec lui et qu’il est sur la Sounnah, mais la plupart d’entre eux ne fait que suivre ses passions, secourir son honneur, son rang et ce qu’on lui attribue.

 

Ils ne cherchent pas à ce que la Parole d’Allâh soit la plus élevée, que la religion ne soit vouée qu’à Allâh, mais ils se mettent en colère contre celui qui s’oppose à eux, même si c’est un savant excusé pour son avis et contre qui Allâh n’est pas courroucé ; et au contraire, ils agréent celui qui est d’accord avec eux, même si c’est un ignorant au but mauvais, n’ayant ni science ni but louable.

 

Cela les amène à louer celui qu’Allâh et Son Messager ne louent pas, et à blâmer celui qu’Allâh et Son Messager ne blâment pas. Leur alliance et inimitié suivent leurs passions, et non la religion d’Allâh et Son Messager.

 

C’est le cas des mécréants qui ne recherchent que leurs passions et disent : « untel est notre ami et untel est notre ennemi ! » Ils ne considèrent pas l’alliance et l’inimitié d’Allâh et de Son Messager, et c’est ainsi que naissent les troubles entre les gens.

 

Et si la religion n’est pas entièrement vouée à Allâh, surviennent des troubles.

 

Le fondement de la religion est que l’amour et la haine soient pour Allâh, de même que l’alliance et l’inimitié, d’adoration et la recherche d’aide, la peur et l’espoir, le don et la privation.

 

Cela ne peut être réalisé que par le suivi du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui ordonne ce qu’Allâh ordonne, interdit ce qu’Il interdit, dont l’alliance et l’inimitié sont conformes à celles d’Allâh, dont l’obéissance est celle ordonnée par Allâh, et dont la désobéissance est celle interdite par Allâh.

 

Celui qui suit ses passions, elles l’aveuglent et le rendent sourd, ainsi il ne se remémore pas ce qui revient à Allâh et Son Messager à ce sujet et ne cherche pas à le connaître.

 

Il ne se réjouit pas pour Allâh et Son Messager, ne se courrouce pas pour Allâh et Son Messager, et se courrouce lorsque survient ce qui provoque sa colère par ses passions.

 

Il a également une ambiguïté religieuse qui est que ce qui le réjouit et le met en colère est la Sounnah, la vérité et la religion.

 

Si on admet que son avis est la pure vérité, la religion de l’Islâm, mais que son but n’est pas que la religion d’Allâh soit totalement vouée à Allâh, ou que la Parole d’Allâh soit la plus élevée, et qu’il ne vise qu’à défendre sa personne et son clan, l’ostentation, être vénéré et loué, qu’il fasse cela par bravoure et tempérament, ou pour un but de ce bas monde, et non pour Allâh et pour combattre sur le chemin d’Allâh ; alors que dire de celui qui prétend la vérité et la Sounnah mélange - comme ses semblables – la vérité et le faux, la Sounnah et l’innovation, et envers son contradicteur vérité et faux, Sounnah et innovation.

 

C’est le cas de ceux qui divergent, divisent leur religion et forment des sectes, les uns déclarent les autres mécréants et pervers. [3]

 

Notes

[1] Coran, 20/44

[2] Coran, 31/17

[3] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah de Ibn Taymiyyah, 5/254-257

copié de manhajulhaqq.com

Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 02:49

200605180515235250canufs  Essayer de leur ressembler dans l’habillement, dans le langage et autres comportements similaires

 

En effet, essayer de leur ressembler dans l’habillement, le langage et autres, dévoile un amour que l’on éprouve pour le peuple imité. C’est pourquoi le Prophète    a dit :

 

« Quiconque essaye de ressembler à un peuple fait partie de ce dernier ».

 

Par conséquent, il est interdit de tenter de ressembler aux mécréants dans ce qui leur est spécifique, qu’il s’agisse de coutumes, d’adorations, d’allure ou de comportement, comme le fait de se raser la barbe, de se laisser pousser les moustaches, de pérorer dans leur langue sauf en cas de nécessité, de s’accoutrer comme ils le font, de manger ou de boire pareillement à eux, et autres actes similaires.

 

 Résider dans leurs pays, et ne pas les quitter pour un pays musulman dans le but de fuir pour préserver sa religion

 

En effet, l’émigration dans ce sens et pour ce but est obligatoire pour le musulman.

 

Et résider dans un pays de incroyance indique une certaine alliance envers les mécréants.

 

C’est la raison pour laquelle Allah a interdit au musulman de résider parmi les mécréants s’il a la possibilité d’émigrer.

 

Allah le Très Haut a dit :

 

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) - “Nous étions contraints sur Terre”, dirent-ils. Alors les Anges diront : “La Terre d'Allah n'était-elle pas assez vaste pour vous permettre d'émigrer ? ” Voilà bien ceux dont le refuge est l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l'exception des faibles : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : à ceux-là, il se peut qu'Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur. » [1]

 

Ainsi, Allah n’a accordé de circonstances atténuantes à personne concernant la résidence dans un pays de mécréants, exception faite des faibles qui n’ont pas les moyens d’émigrer.

 

Il en est de même pour ceux dont la résidence en pays mécréant comporte un bienfait religieux, comme l’appel des gens vers Allah et la diffusion de l’Islam dans ce pays.

 

 Voyager vers leurs pays dans un but de distraction et de jouissance

 

Voyager vers un pays mécréant est interdit sauf en cas de nécessité, comme un traitement médical, le commerce, les études dans des filières bénéfiques qu’on ne trouve qu’à l’étranger.

 

Dans ces cas, le voyage est permis mais limité au besoin nécessaire.

 

Par conséquent, dès que le besoin arrive à son terme, il est alors obligatoire de retourner en pays musulman.

 

Parmi les conditions pour que ce voyage soit licite, il y a que le musulman manifeste son appartenance religieuse et soit fier de son Islam, tout en s’éloignant des lieux où le mal prévaut et en étant sur ses gardes concernant les perfidies et ruses des ennemis.

 

De même, il est permis – voire même obligatoire – de voyager vers leurs pays dans un but d’appel vers Allah et de diffusion de l’Islam.

 

 Les aider, les secourir contre les musulmans, faire leur éloges et les défendre

 

Ce sont des actes annulatifs de l’Islam et des causes d’apostasie.

 

Nous demandons à Allah de nous en protéger.

 

 Leur accorder des postes au gouvernement, les employer en tant que confidents et conseillers

 

Allah le Très Haut a dit :

 

« Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leur bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Nous vous exposons les signes. Si vous pouviez raisonner ! Vous, (Musulmans) vous les aimez, alors qu'ils ne vous aiment pas; et vous avez foi dans le Livre tout entier. Et lorsqu'ils vous rencontrent, ils disent “Nous croyons”; et une fois seuls, de rage contre vous, ils se mordent les doigts. Dis : “Mourrez de votre rage”; en vérité, Allah connaît fort bien le contenu des cœurs. Qu'un bien vous touche, ils s'en affligent. Qu'un mal vous atteigne, ils s'en réjouissent. Mais si vous êtes patients et craignez Allah, leur manigance ne vous nuira en rien. Allah sait parfaitement tout ce qu’ils font.» [2]

 

Ces nobles versets dévoilent les sentiments internes des mécréants, la haine intérieure qu’ils vouent aux musulmans, les complots félons et traîtres qu’ils fomentent contre eux, le désir de leur causer dommages et préjudices par tous les moyens et le profit qu’ils tirent de la confiance que les musulmans leur accordent pour dresser des plans de nuisance à leur encontre.

 

L’Imâm Ahmad rapporte les propos suivants d’Abû Mûsâ Al-Ach’arî – qu’Allah l’agrée – :

 

« Je dit un jour à ‘Umar– qu’Allah l’agrée – : ‘J’ai un scribe chrétien’.

Il me répondit : ‘Que t’arrive-t-il ? Qu’Allah te combatte ! N’as-tu pas entendu la parole d’Allah le Très Haut : «Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. » [3]

Pourquoi n’as-tu donc pas pris un scribe monothéiste pur (Hanîf) ?’

Je me justifiais : ‘Ô Commandeur des Croyants ! Je ne fait que profiter de ses services de scribe… quant à sa religion, c’est son affaire.’

‘Umar rétorqua : ‘Jamais je ne les honorerais alors qu’Allah les a humiliés. Jamais je ne les estimerais alors qu’Allah les a méprisés. Jamais je ne les rapprocherais alors qu’Allah les a éloignés.’ »

 

L’Imam Ahmad et Muslim rapportent du Prophète    qu’il sortit pour la bataille de Badr.

 

Un homme parmi les polythéistes le suivit jusqu’à le rejoindre en un endroit rocailleux du désert.

Le polythéiste lui dit : « Je désire te suivre afin de profiter du butin avec toi ».

Le Prophète lui demanda : « Crois-tu en Allah et Son prophète ? ».

L’homme répondit : « Non ».

Et le Prophète de conclure : « Retourne sur tes pas, car jamais je ne demanderais l’aide d’un polythéiste ».

 

A partir de ces textes, il apparaît clairement qu’il est interdit d’accorder aux mécréants des postes destinés aux musulmans, et au moyen desquels ils peuvent s’informer de l’état des musulmans et de leurs données confidentielles, et ainsi dresser des stratagèmes afin de leur causer préjudice.

 

Ce genre de situation est d’actualité, étant donnée la venue des mécréants dans les pays musulmans – et en particulier dans le pays des deux régions sacrées – que l’on emploie en tant qu’ouvriers, chauffeurs, serviteurs ou éducateurs dans les foyers, en les intégrant à la famille, ou à la société musulmane.

 

 Suivre leurs calendriers, et en particulier ceux qui relatent leurs rites et leurs célébrations comme le calendrier grégorien

 

Le calendrier grégorien est celui qui adopte la naissance du Messie comme date de début.

 

Or ce calendrier est inventé de toute pièce, et ne fait en aucun cas partie de la religion du Messie.

 

L’utilisation de ce calendrier est une forme de participation à la célébration de leurs rites et fêtes.

 

Pour éviter cela, lorsque les Compagnons – qu’Allah les agrée – décidèrent de mettre en place un calendrier pour les musulmans du temps du Calife ‘Umar – qu’Allah l’agrée –, ils divergèrent des calendriers mécréants et mirent en place un calendrier débutant à la date de l’Hégire, ce qui prouve l’obligation de se différencier des mécréants au sujet des calendriers, mais aussi au sujet de toutes les caractéristiques qui leurs sont spécifiques. Et c’est d’Allah que nous recherchons l’aide.

 

 Participer à leurs fêtes ou à leur préparation, leur souhaiter bonnes fêtes ou assister à leur célébration.

 

En effet, certains exégètes ont expliqué la parole d ‘Allah – Exalté et Glorifié soit Il – :

 

« Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages » [4] par le fait que l’une des caractéristiques des serviteurs du Tout Miséricordieux est de ne pas assister aux fêtes des mécréants.

 

 Les couvrir d’éloges, exalter leur civilisation et leur culture, être médusé par leur éthique et leur savoir-faire, sans prendre en considération leur fausse croyance et leur religion corrompue.

 

Allah le Très Haut a dit :

 

« Et ne tends point tes yeux vers ce dont Nous avons donné jouissance temporaire à certains groupes d'entre eux, comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce qu'Allah fournit (au Paradis) est meilleur et plus durable. » [5]

 

Néanmoins, en aucun cas cela ne signifie que les musulmans ne doivent pas s’investir dans les causes d’acquisition de la force, en s’instruisant des procédés de production, de renforcement de l’économie licite ou des méthodes et pratiques militaires.

 

C’est plutôt une chose nécessaire.

 

Allah le Très Haut a dit :

 

« Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force »[6].

 

En outre, ces bienfaits, ressources et lois naturelles sont à l’origine destinés aux musulmans.

 

Allah le Très Haut a dit :

 

« Dis : “Qui a interdit la parure d'Allah, qu'Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? ” Dis : “Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie d’ici-bas , et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.” » [7]

 

Il a aussi dit :

 

« Et Il vous a assujetti tout ce qui est dans les cieux et sur la Terre, le tout provenant de Lui » [8]

 

Mais aussi :

 

« C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la Terre » [9]

 

Par conséquent, le devoir des musulmans est d’être les premiers à tirer profit de ces bienfaits et ressources, sans compter sur les mécréants pour les leurs fournir.

 

Il incombe plutôt aux musulmans de posséder technologies et lieux de production.

 

 Porter leurs noms

 

Ainsi, certains musulmans donnent à leurs enfants – garçons ou filles – des noms étrangers, et délaissent les noms de leurs parents, grands parents et autres noms répandus dans leur société.

 

Or le Prophète   a dit :

 

« Les meilleurs des noms sont Abdullâh [10] et Abdur-Rahmân [11] »

 

À cause de ces changement de nom, est apparue toute une génération de musulmans portant des noms étrangers, ce qui a engendré une scission entre cette génération et les générations précédentes, en plus de couper les liens entre les familles qui étaient reconnues de part leurs noms spécifiques.

 

 Demander à Allah de leur pardonner et de leur faire miséricorde

 

Allah a interdit cela lorsqu’Il dit :

 

« Il n'appartient pas au Prophète et aux croyants d'implorer le pardon en faveur des polythéistes, fussent-ils des parents, alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l'Enfer. » [12].

 

En effet, cela impliquerait de les aimer, et d’approuver la situation dans laquelle ils sont.

 

 Le jugement de l’Islam sur le fait de recourir aux mécréants dans les emplois, dans le combat, et autres

 

Dans les emplois : Allah le Très Haut a dit :

 

« Ô les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leur bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. » [13]

 

El Baghâwî – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit :

 

« ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes » signifie : ne prenez pas d’alliés, ni d’amis sincères en dehors de vos coreligionnaires.

 

Les confidents d’une personne sont ses proches. Puis Allah Le Très Haut expliqua la raison de l’interdiction de les prendre comme confidents, Il dit : « ils ne failliront pas à vous bouleverser »c.-à-d. : ils ne lésineront devant aucune action qui puisse vous nuire.

 

Cheikh El Islam Ibn Taymiyya – qu'Allah lui fasse miséricorde – a dit :

 

« Les gens d’expérience savent bien que ceux qui vivent sous la protection des musulmans, parmi les Juifs, les Chrétiens et les hypocrites, correspondent par courrier avec leur coreligionnaires, afin de les informer de l’état des musulmans et de leurs secrets auxquels ils auraient eu accès.

 

Parmi les vers célèbres à ce sujet :

 

Toute inimité peut devenir affection

Sauf celle de ton ennemi dans la religion.

 

C’est pour cela, et pour d’autres raisons, qu’on leur a interdit d’avoir des musulmans sous leur responsabilité (c.-à-d. dans les emplois), et de plus, employer des personnes moins qualifiées qu’eux mais suffisantes (parmi les musulmans) est plus bénéfique aux musulmans, aussi bien dans leur religion, que dans leurs affaires mondaines, et la petite quantité de licite reçoit la bénédiction d’Allah, alors que la grande quantité d’illicite disparaît et Allah l’anéantit. » [ résumé de « Majmû° el Fatâwâ » (28/646) ]

 

Il apparaît clairement de ce qui précède :

 

Qu’il est interdit d’accorder aux mécréants des responsabilités leur permettant d’avoir le pouvoir sur les musulmans, ou l’accès à leurs secrets, tel que les prendre comme ministres ou conseillers, car Allah Le Très Haut dit :

 

« ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes, ils ne failliront pas à vous bouleverser »

 

Ou bien encore leurs accorder des postes de la fonction publique dans les états musulmans.

 

Qu’il est autorisé de louer leurs services pour certains emplois secondaires, tels que le métier d’éclaireur, la construction d’édifices, l’aménagement des routes, à condition qu’il n’y ait pas parmi les musulmans des personnes qualifiées pour ces tâches. En effet, le Prophète – Prière et Salut sur lui – et Abû Bakr ont loué les services d’une personne de la tribu des « Banî El Dayl » comme guide et éclaireur, afin qu’elle leur indique la route durant leur émigration à Médine (l’hégire), alors que cette personne était polythéiste.

 

Quant au combat : Il y a divergence entre les savants sur la question, et l’avis authentique est que c’est autorisé en cas de besoin et de nécessité, si ceux à qui l’on a recours sont dignes de confiance dans le combat.

 

Ibn El Qayyim a cité parmi les bénéfices du pacte de « Hudaybiyya » : « Parmi cela : avoir recours au polythéiste digne de confiance dans le combat est autorisé, en cas de nécessité. L’avantage étant qu’il lui est plus facile de se mélanger à l’ennemi et de lui soutirer des renseignements. Ceci est permis en cas d’extrême nécessité, car El Zuhrî rapporte le Prophète – Prière et Salut sur lui – a eu recours à certains Juifs durant la bataille de Khaybar qui eut lieu durant l’année 9 de l’Hégire. De même, Safwân participa à la bataille de Hunayn, alors qu’il était polythéiste. Comme exemple d’extrême nécessité : si les mécréants sont en plus grand nombre et qu’on les craint, à condition qu’ils choisissent les bonnes décisions concernant les musulmans. Sinon, s’il n’y a pas de nécessité, il est interdit de s’aider d’un mécréant, car on ne peut être à l’abri de sa ruse et de son mal, de par sa nature.

 

[1] An-Nisâ 97-99

[3] Al-Mâidah v.51

[5] Tâ-Hâ v.131

[7] Al-A’râf v.32

[9] Al-Baqarah v.29

[11] Serviteur du Très Miséricordieux

[13] Âli ‘Imrân v.118-120

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 15:50

animated-phone Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux 

Louange à Allah, qui a créé les cieux et la terre, a établi les ténèbres et la lumière. Pourtant, les mécréants donnent des égaux à leur seigneur ! 

Louange à Allah, pour Ses bienfaits qui sont indénombrables. Louange à Allah, dont le fait de le remercier est une grâce émanant de lui, grâce obligeant son bénéficiaire à le remercier continuellement.

Je le loue tel qu’il sied à sa généreuse face.

Je demande son secours et lui demande de me guider vers sa voie, voie dont ne s’égare point celui qu’il a guidé. 

Je lui demande le pardon pour les péchés passés et les péchés à venir, un pardon demandé par celui qui reconnaît qu’Allah est digne d’être adoré et reconnaît que nul autre que lui ne pardonne les péchés et que nul autre que lui ne protège du péché. 

J’atteste qu’il n’y a pas de divinité digne d’adoration hormis Allah Tout puissant, l’allié des Moutaqine, l’unique qui n’a point d’associé et que Mohamed Ibn Abdullah est son serviteur et messager que la paix ainsi que les bénédictions d’Allah soient sur lui, sur sa famille et ses compagnons.

Amine ! 

 

Noble frère, le téléphone fait sans aucun doute parti des nombreux bienfaits qu'Allah nous a accordé, en effet avec tous ses services il à un rôle important, il offre une aide considérable et nous évite de grands efforts, que ce soit au niveau du temps, de l'argent ou du déplacement. 

Comme pour tout bienfait qu'Allah nous accorde, on est dans l'obligation de se montrer reconnaissant.

Cette reconnaissance consiste notamment à utiliser le bienfait qu'Allah nous donne dans son obeissance et non dans ce qui déclenche sa colère. 

Afin que l'on soit parmi ces Chakirines (Reconnaissants), j'ai jugé interessant de mentionner un certain nombre de points concernant le téléphone et des convenances qui s'y rapportent, de ce qu'il faut et ce qu'il convient de respecter à ce propos. 

 

Cette modeste recherche s'appuie essentiellement sur le livre Magistral du grand savant Sheikh Bakr Abu Zayd intitulé "Adabou l-Hatif" (Livre que je conseil vivement) et de quelques autres épitres que j'ai trouvé sur ce sujet. 

 

Qu'Allah nous accorde la sincerité dans nos paroles et actions 

 

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1puce_gris_bleu_rond.jpg  S'assurer avant de téléphoner que le numéro est bien le bon

Avant de téléphoner il convient de s'assurer que le numéro est bien celui de la personne que l'on souhaite joindre.

Ceci afin d'éviter de laisser un message à quelqu'un à qui on ne l'a pas destiné, mais surtout de ne pas reveiller une personne qui était par exemple entrain de dormir, de ne pas déranger un malade ou une personne agée qui se reposait. 

Il est donc important de prendre des précautions en s'assurant que le numéro est bien celui desiré. 

Si on vient à se tromper de numéro, il convient de poliement s'excuser, et dans le cas ou une personne t'appel par erreur, on patiente en lui expliquant avec douceur et sans s'énerver que le numéro qu'elle a composé n'est pas le bon et qu'elle s'est trompé. 

 

2puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas mettre comme sonnerie de la Musique 

 

3puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas mettre comme sonnerie l'Adhan ou des versets du Quran

Le coran n'a pas été descendu à cet effet en plus Il est possible qu'on appel la personne pendant qu'elle est au toilette, la question suivante fut posé au Sheikh Al Fawzan : 

 

Quel est votre point de vue [sur le fait] de charger son portable d’un adhân ou d’une lecture du Noble Coran à la place des musiques ? 

 

Réponse du Chaykh Sâlih Al-Fawzân –hafizahu-llâh- : 

 

Ceci est un avilissement (imtihân) à l’égard du adhân et du Noble Coran ; qu’ils ne soient donc pas pris comme sonnerie (litt. tanbîh). 

Le Coran ne doit pas être utilisé [pour cela]. 

Il est dit : [Leur utilisation demeure] préférable à la musique ! Bien ! Es-tu tenu [de l’utiliser] ?!! Délaisse-là et utilise une sonnerie qui n’est ni de la musique et ni du Coran : une [simple] sonnerie. 

 

4puce_gris_bleu_rond.jpg  Le téléphone n'est pas un jouet, on evite donc de le laisser aux enfants, car ils peuvent le casser ou appeler des gens et ainsi les déranger. 

 

5puce_gris_bleu_rond.jpg  Choisir le bon moment pour téléphoner (sutout lorsqu'on souhaite joindre un savant ou autre ): 

Avant de téléphoner il convient de s'assurer que le moment est le bon, on évite par exemple d'appeler quelqu'un à l'heure de la prière, à l'heure de la sièste ou du repas ou encore Tard la nuit. 

Et on ne doit pas se vexer si la personne demande de rappeler plus tard on doit plutôt la comprendre et lui trouver des excuses car elle est sans doute occupée. On doit donc raccrocher et ne pas insister. 

 

6puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas preter son portable à quelqu'un qui n'est pas digne de confiance 

En effet, cette personne peut sans ton autorisation lire des messages dont tu n'a envie que personne ne lise, prendre connaissance de numéros de certains de tes proches ou causer du tort des gens par le biais de ton portable. 

 

7 puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas prolonger les communications (sauf en cas de besoin)

Sheikh Bakr Abu zayd a dit :

" Garde toi de téléphoner de manière excessive de sorte que la boulimie de la communication ne t'atteigne pas.

Combien en sont frappés !

Dès qu'ils lévent la tête au reveil, ils saissiset leur agenda éléctronique, tel un nourisson réclamant le sein de sa mère, et perdent leur temps et celui des autres au téléphone, de maison en maison, de bureau en bureau.

Ils se distraient et embarassent autrui.

Nous n'avons rien à dire à ceux-là si ce n'est invoquer le salut et leur conseiller de soigner leur problème de commérage " (Adabou l-Hatif p 32-33) 

 

8 puce_gris_bleu_rond.jpg  L'utilisation du téléphone d'autrui

Il t'est interdit d'utiliser le téléphone d'autrui sans son autorisation, tout comme il t'est aussi interdit de lire les numéros, consulter les messages reçus ou envoyés présent dans le téléphone sans son autorisation, en effet l'espionnage et la trahison sont interdits en Islam. 

Consulter les messages se trouvant dans le portable d'autrui est une porte menant à la suspicion, car celui qui lis les messages risque de voir un texto qu'il comprendra mal ou pensera qu'il a été envoyé à une femme qu'il courtise, alors que le propriétaire l'a sans doute envoyé à son épouse ou que le texto lui soit arrivé sans qu'il n'y consente.

Ainsi celui qui le voit aura une mauvaise opinion de son propriétaire alors qu'il est innocent. 

 

9 puce_gris_bleu_rond.jpg  Enregistrer les conversations ou allumer les hauts-parleur en présence d'autres personnes sans que son interlocuteur ne le sache. 

Il arrive que quelqu'un appelle son ami (ou qu'un ami l'appelle) puis enregistre la conversation ou active la fonction haut-parleur alors que des gens autour de lui entendent ce qui se dit.

Cet acte n'est pas digne de celui qui est sensé, surtout si la conversation est privée ou confidentielle.

Ce peut être même une sorte de trahison ou de calomnie.

Ceci est encore plus grave si celui qu'on appelle fait partie des gens de science et que l'on enregistre ce qu'il dit sans son accord, puis qu'on le propage par la suite. 

Le Sheikh Bakr Abu zayd a dit :

" Il n'est pas permis au Musulman qui veille à l'honnêteté et hait la trahison d'enregistrer ce que dit le locuteur sans son autorisation et à son insu, quelque soit le type d'entretien : Religieux ou mondain, tel qu'une Fatwa, une discussion scientifique ou financière, et ce qui va dans ce sens. " 

Il dit plus loin : 

" Si on enregistre sa conversation sans qu'il ne le permette ni ne le sache, c'est une tromperie, une imposture et un abus de confiance.

Si on divulgue cette discussion aux autres, c'est une tromperie et une trahison accrues de la confiance.

Si on franchit le troisième pas agir librement sur le texte de la conversation en le diminuant et en le restructurant, en introduisant ou en retirant des éléments, on commet la tromperie aggravée et "la mère des turpides", nul chagrin pour quiconque trahit. 

En somme, enregistrer une conversation à l'insu de l'interlocuteur et sans sa permission est une immoralité, une trahison et une récusation de l'honorabilité. N'agissent ainsi que les faibles dans la religion, le comportement et les bonnes moeurs, surtout si cela dégénere comme précité.

Craignez Allah !

Ne trahissez pas ce qu'on vous a confié et ne soyez pas déloyaux envers vos frères. " 

 

copié de fourqane.fr

Cheikh Bakr Abu Zayd

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 15:43

i am muslim and proud by mekaz-d380wuiAu nom d’Allah, Clément et Miséricordieux

La louange appartient à Allah  qui ordonne la bienfaisance et l’entraide dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété, et interdit la nuisance et l’offense.

 

 

Le Prophète  nous informa que le fait de débarrasser le chemin d’une chose nuisible fait partie des branches de la foi, mais aussi une des causes pour entrer au Paradis, et une variété de l’aumône et de la bienfaisance.

 

Par contre, déposer sur le chemin une chose nuisible est considérée comme une des plus grandes nuisances et désobéissances, mais aussi une des causes de la malédiction et du délaissement. 

 

D’après Abû horeïrah (qu’Allah l’agrée) a dit : le Messager d’Allah  a dit : 

 

« La foi est compartimentée entre soixante et soixante-neuf branches ou entre soixante dix et soixante dix-neuf branches ; sa branche la plus élevée est ‘’ point de divinité digne d’être adorée sauf Allah’’ (lâ ilâha illa llahou) et sa plus basse est le fait de débarrasser le chemin des choses nuisibles ; et la pudeur est une branche de la foi »

(rapporté entre autres par Bukhâry et Moslem).

 

La chose nuisible est tout ce qui peut être nocif au passant telle qu’une pierre, une épine, des os, un morceau de cuivre, de fer ou de verre etc.

Aussi, débarrasser le chemin veut dire : soit éloigner la chose ou la retirer.

 

D’après Abû Horeïrah ( qu’Allah l’agrée) a dit : le Prophète  a dit :

 

« On m’exposa les bonnes et mauvaises œuvres de ma communauté, c’est alors que je découvris parmi les meilleurs de ses œuvres, le fait de débarrasser le chemin des choses nuisibles, et je découvris parmi les plus mauvaises de ses œuvres, la glaire non enterrée dans la mosquée »

(rapporté par Moslem). 

 

Aussi, d’après Abû Horeïrah ( qu’Allah l’agrée) a dit : Le Messager d’Allah  a dit : 

 

« L’homme détient sur chacune de ses phalanges une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et tu y réconcilies deux personnes, une aumône t’est attribuée.

De même, si tu aide un homme à enfourcher sa monture où à y placer sa marchandise, une aumône t’est attribuée.

La bonne parole est, aussi, pour toi une aumône.

De même, chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière est pour toi une aumône.

Le fait de débarrasser le chemin d’une chose nuisible est, aussi, pour toi une aumône. »

(Rapporté par Bukhâry et Moslim).

 

Les phalanges sont les fins ossements et les articulations qui se trouvent dans le corps humain.

 

L’explication du hadith est : 

 

L’assemblage de ces os et leur perfection est un des plus grands bienfaits qu’Allah  attribua à Son serviteur.

Donc, chaque os a besoin que l’enfant d’Adam lui fasse une aumône remerciant, par ce geste, Allah  pour ces bienfaits.

 

Donc, parmi ces aumônes, on trouve le fait de débarrasser les chemins des musulmans des choses nuisibles. D’après Abû Horeïrah (qu’Allah l’agrée) d’après le Prophète  a dit : 

 

« Alors qu’un homme marchait sur un chemin, il trouva une branche épineuse qu’il ramassa. Dès lors, Allah  lui rendit grâce et lui pardonna. »

 (Rapporté par Bukhâry et Moslem). 



Dans une version d’après Moslem, il  dit : 


« J’ai vu, avec toute certitude, un homme se prélasser au Paradis pour avoir sectionner un arbre gênant les musulmans qui se trouvait sur le chemin. »

 

De même qu’il nous est parvenu l’exhortation de débarrasser les chemins des choses nuisibles pour la sécurité des passants, il nous est, aussi parvenu la dure punition de celui qui dépose des choses nuisibles sur les chemins et qui obstrue sa circulation.

 

Moslem rapporte dans son livre authentique, d’après Abû Horeïrah (qu’Allah l’agrée) qui dit : le Messager d’Allah  a dit : 

 

« Craignez les deux malédictions : celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou celui qui le fait sous leurs abris ombreux. » 

 

La signification du hadith est qu’il est interdit de faire ses besoins sur les chemins empruntés par les gens ou sous les ombres où ils s’assoient.

Celui qui fait cela mérite la malédiction et une punition, car par cela, il offense les gens, les souille ou les empêche de circuler sur le chemin, et les empêche de s’asseoir sous les ombres, alors qu’ils en ont besoin.

C’est, donc à ce moment-là, qu’ils invoquent la malédiction d’Allah contre lui.

 

Aujourd’hui, beaucoup de gens prennent à la légère cette interdiction. Désormais, ils ne font pas attention d’offenser les gens sur leurs passages, et leurs abris où ils s’assoient et se reposent : ils creusent des trous dans le chemin, lancent des ordures, jettent des pierres et des morceaux de fer, cassent des vitres, immergent les chemins d’eau, y arrêtent les voitures etc. même si cela est une offense à autrui, génère un embouteillage de la route, une obstruction de la circulation, et un danger pour les piétons. Ils ont oublié ou fait semblant d’oublier la menace et le péché que cet acte véhiculait.



Aussi, tu ne trouveras pas une personne voulant le bien pour retirer ces choses nuisibles où une personne qui cherche à les retirer en prévenant les responsables du nettoyage.


De même, si jamais on trouvait le long des grandes voies publiques une ombre sous un arbre, ou sous un pont, sous lesquelles se reposent les voyageurs, on verra toujours une personne venir perturber cela en y laissant des ordures et des saletés, ou en y urinant et en y faisant ses besoins, ou en y versant de l’huile de vidange, ou en y sacrifiant des moutons en y laissant son sang, ses excréments intestinaux et ses os, ou en y laissant le reste des aliments ou tout autre chose se trouvant sous ces zones d’ombres qui dérange ceux qui viennent après eux.

 Mais où est, donc, la foi ?

Où sont, donc, le noble caractère et le bon comportement ?

Où est, donc, la crainte d’Allah de ces insouciants qui négligent les inviolabilités, les droits et les accoudoirs des musulmans ?

Quel sera, donc, le sentiment du musulman lorsqu’on lui barrera la route au visage, ou lorsqu’on l’encombrera d’ordures ou de boue, ou lorsqu’on l’encombrera de pierres, de verres, de canettes et de cartons vides, ou lorsqu’on y creusera des trous, ou lorsqu’on la polluera avec des impuretés et des mauvaises odeurs ?

Quel sera, donc, le sentiment du musulman lorsqu’il sera épuisé par la route du voyage, et lorsqu’il sera touché par la chaleur du soleil et le vent chaud ; c’est alors qu’il s’abritera sous une ombre, et lorsqu’il s’en approchera, la trouve remplie d’ordures, et de mauvaises odeurs, et découvre une scène repoussante ?

Quelle colère éprouvera t-il ?

Aussi, que prononcera t-il comme invocation à l’encontre de celui qui a fait cela ?

Justement, cette personne méritera cette invocation pour sa mauvaise action, et son impolitesse envers les musulmans.

 

Craignez, donc, Allah  , ô vous qui offensez les gens dans leurs passages et leurs aires de repos !

Cessez votre offense, et respectez les droits de vos frères, et craignez les invocations des opprimés car il n’y a entre celles-ci et Allah  , aucun obstacle.

 

Parmi les offenses contre les musulmans sur leurs chemins, est ce que quelques insouciants font, comme arrêter leurs voitures, l’une à côté de l’autre, au milieu de la route, pour y discuter et plaisanter.

Aussi, d’autres coupent la route aux piétons, et exposent les gens au danger.

Ceci est une abomination apparente à rejeter, et celui qui la fait doit être puni.

 

Aussi, parmi ces offenses, est ce que quelques-uns d’entre eux font, comme effrayer les gens, et les importuner en plaisantant avec les voitures avec ce qu’ils appellent le rodéo.

Ceci est en vérité une attitude absurde, digne d’un attardé mental, d’un non-civilisé, et d’un ingrat envers les bienfaits.

De même, parmi ces offenses, la brutalité dans la conduite, et l’inconscience dans la vitesse, et le dérangement des gens avec le son des klaxons, notamment lorsqu’ils entendent qu’une équipe sportive a vaincu, selon leur expression, une autre équipe.

 

Aussi, parmi les offenses des musulmans sur leurs chemins, et leur exposition au danger, est le fait de laisser conduire ceux qui ne maîtrisent pas la conduite, ou ceux qui ne peuvent pas contrôler leur véhicule à cause de leur jeune âge.

Ceux-là s’exposent, et exposent les autres au danger.

Il faut que les dirigeants, et les responsables des jeunes leur interdisent la conduite des voitures, et cela par miséricorde envers eux, et envers autrui, afin de ne pas les exposer au danger.

Il nous est obligé d’aider les dirigeants afin de repousser ce danger des musulmans.

 

De plus, parmi les offenses des musulmans, le fait de s’asseoir sur les bords des chemins car celui qui fait cela se tient informé des affaires personnelles des gens qu’ils ne veulent pas divulguer.

Mais aussi, il regarde ce qui est interdit de regarder, comme regarder les femmes, ainsi que d’autres choses interdites dont la plus importante est de ne pas accomplir son devoir envers les piétons. 

 

D’après Abû Sa’îd Al-Khudry (qu’Allah l’agrée) d’après le Prophète  a dit : 

 

« Prenez garde au fait de s’asseoir sur (les bords) des chemins »,

ils dirent : « Ô Messager d’Allah! Nous sommes incapables de nous en dispenser car c’est là que nous discutons »,

le Messager d’Allah  rétorqua alors : « Si vous y tenez absolument, alors donner au chemin son droit »,

ils dirent alors : « Ô Messager d’Allah! Quel est le droit du chemin? »,

Il répondit (que la bénédiction et le salut d’Allah soient sur lui) : « baisser les regards, empêcher le mal, rendre le salam, ordonner le bien et interdire le mal ».

(Rapporté par boukhâry et moslim). 

 

Ce hadith prouve qu’il est interdit de s’asseoir sur les bords du chemin à part pour celui qui donne au chemin ses droits qui sont énoncés dans ce hadith.

 

Par contre, celui qui s’assoie comme spectateur sans accomplir les directives du Prophète  , est pécheur.

 Il faut que les dirigeants l’interdisent de s’asseoir, notamment ceux d’entre eux qui font du mal.

 

Aussi, parmi les offenses des musulmans sur leur chemin, le fait de transformer les routes en terrain de football qui est la cause de vacarme et de rassemblement.

Ceci dérange les piétons et les habitants, et en découlent, peut-être, de multiples autres offenses. 

 Aussi, parmi les offenses des musulmans sur leur chemin, on trouve chez quelques conducteurs de voiture, le manquement au code de la route, et aux principes fondamentaux de la conduite comme l’inconscience dans la vitesse, le non-respect des bandes routières, passer au feu rouge, ou s’arrêter aux endroits interdits, ou conduire dans une situation où la maîtrise recommandée du véhicule est impossible comme en état de somnolence.

 

Toutes ces situations exposent la personne elle-même, et d’autres au danger.

Il est souhaitable donc, de les éviter et d’y prendre garde.

Combien d’accidents découlèrent de ces situations !

Des accidents où beaucoup d’âmes sacrées s’envolèrent, où des membres furent paralysés, où des corps s’épuisèrent, et où des sens furent avariés.

Tout cela résulte de la négligence des conducteurs, ou de leur inconscience, ou de leur ignorance du code de la route, ou de la faible considération qu’ils ont pour les âmes humaines. 

 

La responsabilité de ces accidents, et tout ce qui en découle comme dommages ( en biens ou en vies humaines) est assumée par ces conducteurs, et ceux qui leur autorisent de conduire alors qu’ils ne maîtrisent pas la conduite.

En effet, les voitures sont comme les armes destructrices qui ne doivent être détenues que par ceux qui savent s’en servir, et les manipuler ; il faut, donc, prendre garde de ne pas jouer avec cela, ni de prendre cela à la légère. 

 

Ô serviteur d’Allah !

Craignez, donc, Allah , pour vous-même et pour vos frères, et respectez les droits des musulmans, et évitez de les offenser et de leur faire dommage. 

 

Et que la bénédiction et le salut d’Allah  soient sur Muhammad, sa famille, et ses compagnons.


copié de alminhadj.fr

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 23:44

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Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al 'Abbâd Al Badr

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 19:05

15111_brass_scales_of_justice_off_balance_symbolizing_injus.gif Le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque a commis une injustice contre quelqu’un, soit dans son honneur, soit dans une autre chose, doit s’en délier aujourd’hui, avant qu’il n’y ait ni dinar ni dirham ; [Car] s’il avait [dans son actif] de bonnes œuvres, on lui en prendra selon son injustice ; sinon, on prendra des mauvaises actions de sa victime et les posera sur lui. » [1]

 

« Quiconque a commis une injustice contre quelqu’un » signifie quiconque a fait du tort à son frère.

Les propos : « soit dans son honneur, soit dans une autre chose » s’appliquent aux différentes sortes de biens et aux blessures, voire la gifle et les coups similaires.

Une version de at-Tirmidhî dit : « en fait d’honneur ou de biens ».

Les propos« avant qu’il n’y ait plus ni dinar ni dirham » signifient avant le jour de la Résurrection.

[Les propos] : « Sinon, on prendra des mauvaises actions de sa victime et les posera sur lui » signifient la victime de l’injustice.

L’expression : « on le lui transfère » vise l’auteur de l’injustice.

 

Ce hadîth est cité indirectement par Muslim à partir d’une autre voie.

Sa version que voici est plus explicite :

« Le membre de ma communauté qui a subi la vraie faillite est celui qui se présentera au jour de la Résurrection au terme d’une vie remplie) de prières, de jeûne et de zakat, mais au cours de laquelle il aurait également injurié celui-ci, versé le sang de celui-là et spolié les biens d’un troisième.

L’on prélèvera de ces bienfaits et en donnera à celui-ci et à celui-là.

Si ses bienfaits sont épuisés avant la réparation des torts qu’il avait fait, on lui transfèrera leurs mauvaises actions et le jettera en enfer. »

 

Une version de al-Bukhârî rapportée d’après Abû Hurayra affirme que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque a commis une injustice à l’égard de son frère, qu’il lui demande de le pardonner. En effet, il n’y aura là-haut ni dinar ni dirham. [Il faut demander le pardon] avant qu’on les compense par le transfert de ses bonnes actions au profit de son frère [la victime]. S’il n’a pas de bienfaits, on lui imputera les mauvaises actions de son frère. » [2].

 

Un hadîth d’Ibn Mass’oûd rapporté par Abû Nou’aym dit :

« On saisira la main du serviteur et l’installera devant tout le monde et une clameur dira : voici Un tel fils d’Un tel et dira : que se présente quiconque a un droit à lui réclamer. Des gens se présenteront et le Maître lui dira : donne à ceux-là leurs droits.

Et il dira : O Maître ! La vie d’ici-bas est finie. D’où je pourrai leur restituer leurs droits ?

Allâh dira aux anges :

Prenez de ses bonnes actions et donnez-en à chaque [victime] la part à laquelle il a droit.

Si l’auteur de l’injustice en sort indemne et s’il lui reste en fait de bienfaits l’équivalent de la graine de moutarde, Allâh le multipliera de façon à lui permettre d’accéder au paradis ».

 

Ahmad et al-Hâkim ont cité un hadîth que Djabir a rapporté d’après Abd-Allâh Ibn Ynays qui attribuait une haute source à ces propos :

 « Il ne convient pas qu’un homme devant aller au paradis ou en enfer et qui avait fait du tort à quelqu’un rejoigne sa destination avant que justice ne soit faite à celui ayant subi le tort, même si celui-ci n’était qu’une gifle - Nous avons dit : O Messager d’Allâh ! Comment les choses pourraient-elles se passer de cette manière alors que nous serons rassemblés tout nus et sans chaussures ?

- Il dit : « Ce sera par l’usage [compensatoire] des mauvaises et des bonnes actions. » [3]

 

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî

[2] Rapporté par al-Bukhârî

[3] Fath ul-Bârî bi-Charh Sahîh al-Bukhârî de Ibn Hajar al-’Asqalânî, 5/126

copié de manhajulhaqq.com

Imam Ibn Hadjar al-’Asqalânî

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:04

 

1.                                       la cause et le remède
                          
de la désobéissance de la femme ?

  

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit:  
« La base de la désobéissance c’est la fierté. Une femme désobéissante, c’est une femme qui est fière et orgueilleuse vis à vis de son mari et qui aime le contredire et lui désobéir. Et Allah a donné le remède pour la désobéissance de la femme, lorsqu’Il a dit :

Traduction relative et approchée : « Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits [...]. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! » S4 V34

... Exhortez-les ... 

…Cela signifie qu’il faut les rappeler au livre d’Allah, et plus particulièrement aux versets qui expliquent les devoirs de l’épouse. Il faut également les rappeler à la Sounnah du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et plus particulièrement aux Hadîths qui exposent les droits du mari sur sa femme et le péché qu’elles commettent en désobéissant…

...Eloignez-vous d’elles dans leurs lits … 

…Certains savants ont dit que le but du mot « Éloigner », c’est le fait de quitter l’acte sexuel de telle sorte que le mari soit dans le même lit que sa femme mais sans avoir de rapports avec elle. Mais cet éloignement doit suivre un comportement particulier car Allah précise que l’éloignement est dans le lit. En fait cet éloignement n’a pas à être apparent excepté au moment de l’intimité des époux. Par conséquent, l’éloignement n’a pas à se faire devant les enfants, chose qui pourrait les perturber ; ni même devant les étrangers, chose qui pourrait humilier la femme et la pousser à être encore plus désobéissante. Remédier à la désobéissance de la femme ne doit pas conduire à son humiliation ni même à déstabiliser les enfants. Mais il se peut que cette étape n’apporte pas non plus de changement et alors Allah a dit … »[1]


2.   Comment se comporter avec les femmes désobéissantes ?

  

 Mou‘awiya ibn Hayra dit :
«Un homme dit : Ô messager d’Allah ! Quel est le devoir de l’un d’entre nous envers sa femme »

Il dit : « De la nourrir lorsque tu te nourris, de la vêtir lorsque tu te vêtis, de ne pas frapper le visage, et ne pas critiquer son visage, et que tu ne t’éloignes d’elle que dans le foyer »
[4]

 D’après Iyas ibn ‘Abdillah ibn abi Dhoubab, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :
« Ne frappez pas les servantes d’Allah »
.
[..
.] Et le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « De nombreuses femmes se sont plaintes de leurs maris auprès des femmes de Mouhammad , et ce ne sont pas ceux-là ( les maris ) les meilleurs d’entre vous » [5]

 ‘Abdoullâh ibn Zam‘a a entendu le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dire :
« L’un d’entre vous s’emporterait-il et fouetterait-il sa femme comme une esclave alors qu’à la fin de la journée il a des rapports avec elle » 
[6] 

 En somme, Allah a délimité ses représailles -qui ne l’oublions pas sont en fait des remèdes à la désobéissance de la femme-. Effectivement, dès lors que le but réel est atteint, toutes représailles deviennent alors démesurées. 

... si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles...

Ibn Kathir a dit au sujet de ce verset que si la femme obéit à tout ce que le mari veut d’elle dans ce que lui a permis Allah, alors il n’a plus de raison contre elle après ceci. Il ne doit pas la frapper ou l’isoler. Et il ne doit lui faire par la suite aucun reproche…

... car Allah est certes, Haut et Grand !

…Ceci est une menace aux hommes qui chercheraient la petite bête sans raison. Allah le Très Haut, le Plus Grand est dans ce cas-là L’Allié des femmes et Il se vengera de tous ceux qui les oppriment et qui leur cherchent la petite bête. »[7] 


3.                                    De l’obéissance à la patience

 

Nous avons demandé à Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -Qu’Allah lui fasse miséricorde- :
« Une sœur dont le mari oblige à servir quotidiennement sa  mère (la mère du mari) alors que cette dernière opprime la soeur et est la cause de nombreux problèmes entre les deux époux, et la soeur en question ne parvient plus à supporter cette situation, que doit-elle donc faire et qu’Allah vous récompense de la meilleure façon ? »

  Sa réponse fut la suivante : « Louange à Allah par des louanges abondantes, bonnes, bénies, comme l’aime notre Seigneur et en est satisfait, et je témoigne qu’il n’y a de vraie divinité qu’Allah, nul associé à Lui, et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et messager. Sur ce, qu’Allah vous récompense pour ce que vous faites comme Da’wa et comme jalousie que vous éprouvez pour l’Islam, et qu’Allah bénisse vos efforts et qu’Allah fasse que vous soyez bénéfiques à l’islam et aux musulmans.

 Quant à l’obligation proprement dite, cette femme n’est pas obligée de servir sa belle-mère d’autant plus si celle-ci se comporte mal avec elle, mais je lui conseille de patienter plus, et plus, et plus encore que ce qu’elle n’a pu déjà patienter, car Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et dans la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression »S5 V2

 D’autant plus que cela pourrait entraîner la séparation et la discorde entre les époux, donc je lui conseille, et ce bien entendu en tant que conseil et non en tant qu’obligation, de patienter avec elle et qu’elles s’entraident et qu’elle la serve en fonction de ses capacités mais quant à l’obligation , non cela ne lui est pas obligatoire.

La femme doit  se charger des tâches dont elle est capable, dans le foyer. Un jour Fatima vint se plaindre car elle ne trouvait pas le repos à cause des tâches [8], et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui a pas dit : « Ceci ne t’es pas obligatoire », ce qu’il faudrait donc faire et ce que nous lui conseillons c’est de patienter et de s’entraider avec son mari et c’est à Allah que nous implorons l’aide » 9

 Nous avons demandé aussi : « Jusqu’où la femme doit-elle obéir  à son mari ? »

Sa réponse fut la suivante : « Quant à l’obligation c’est dans ce qu’Allah lui a ordonné:
- Lorsqu’il la convoite au lit.
- Et de même s’il est pauvre, elle doit patienter avec lui tant qu’elle le peut.
Mais la question est bien plus vaste que l’obligation, en effet, bien plus que l’obligation !
Et, nous lui conseillons de patienter avec son mari, dans le meilleur et le pire et qu’elle ne lui fasse pas supporter ce qu’il n’est pas en mesure de supporter, et ne lui demande pas d’acheter toutes les dernières modes, si elle voit une voiture elle lui demande d’acheter la même, de même au niveau des vêtements elle recherche les derniers modèles.
Elle doit aussi patienter avec lui et bien se comporter avec lui et élever ses enfants et laver ses vêtements, l’aider dans le bien, s’appliquer à lui faire à manger si elle le peut et vous  êtes -si Allah le veut- des demandeurs de science, hommes et femmes, la femme peut ne pas avoir le temps de remplir ses devoirs et l’homme se doit de patienter et il se peut que l’homme ne puisse pas remplir ses devoirs et elle se devra de patienter et c’est à Allah que nous implorons l’aide. »[9]
 

 

4.                           le remède à l’indifférence du mari 

 

Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors nul grief pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à l’avarice. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » S4 V128

...Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors nul grief pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque...

Cheikh as-Sa’di a dit : « Cela signifie qu’elle craint que son mari s’écarte d’elle, qu’il ne soit plus attiré par elle et qu’il soit repoussé par elle ; alors le meilleur dans ce cas c’est de se réconcilier par un compromis quelconque. C’est-à-dire que la femme abandonne certains de ses droits qui incombent à son mari afin de rester avec son mari. Et ceci soit en diminuant ce qui lui est dû dans les subsistances ou dans les vêtements ou dans l’habitation ou dans le partage des nuits tel que abandonner son droit au rapport ou céder son tour à l’une de ses coépouses. »

Et ce verset fut révélé comme le rapporta abou Dawoud dans un Hadith de Hicham ibn ‘Ourwa d’après son père, à cet effet : ‘Aïcha -qu’Allah l’agrée- dit : « [...] et Sawda bint Zam‘a dit, lorsqu’elle fut âgée et qu’elle craignit que le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne la quitte : « Ô Messager d’Allah, mon jour est pour ‘Aïcha. » Et il accepta cela d’elle. Elle dit : c’est pour son cas et les cas similaires qu’Allah révéla [ce verset] ».

... et la réconciliation est meilleure...

Puis il poursuit : « Si les deux époux se sont mis d’accord sur cette situation, alors il n’y a pas de péché ni de mal pour eux, ni pour l’épouse ni pour l’époux. De là, il est permis au mari de rester avec sa femme dans la situation décrite précédemment. Et ceci est meilleur que la séparation, c’est pour cela qu’Allah a dit : « Et la réconciliation est meilleure ». [10]

On tire une généralité à partir de cette expression et de son sens, c’est que la réconciliation entre deux personnes, entre lesquelles il y a des droits ou entre lesquelles il y a des litiges, est meilleure que l’acharnement de chacun dans la recherche de son droit. Dans la mesure où cette attitude implique la réconciliation, le maintien de la concorde, et l’indulgence.

Et ceci est permis dans l’ensemble des choses, sauf dans le cas où un illicite est rendu licite ou bien où un licite est rendu illicite. Alors ceci n’est pas une réconciliation mais plutôt une injustice. Et saches que chaque règle n’est parachevée et n’est parfaite que par la présence de ses exigences et par le bannissement de ses empêchements.

Allah a évoqué ce qui est nécessaire pour la réconciliation, et Il a attiré l’attention sur le fait que c’était meilleur. Et le meilleur, toute personne qui œuvre, le recherche et est attiré vers lui. Par cet ordre d’Allah et par Son incitation au bien, le croyant ne peut qu’augmenter sa recherche et sa motivation vers le bien…

... puisque les âmes sont portées à l’avarice...

…Allah a ensuite indiqué l’empêchement de la réconciliation par cette parole. Les âmes sont façonnées sur l’avarice et ceci est l’absence de motivation pour être généreux envers les autres et l’avidité pour le droit qui lui est dû. Donc les âmes sont façonnées sur cette nature. Cela signifie qu’il convient d’arracher cette nature ignoble de nos âmes et de la remplacer par son contraire qui est la générosité, la bienveillance. Et cette bienveillance se définit par le fait que tu sois généreux dans tes devoirs et que tu te contentes dans tes droits. Et lorsque l’individu réussit à atteindre ce bon caractère, alors à ce moment, il lui sera facile de se réconcilier lors d’une dispute. Contrairement à celui qui ne fait pas d’effort pour faire disparaître cette avarice, alors celui-là, il lui sera difficile de se réconcilier. Alors que dire si la personne face à lui est comme lui ?!…

... mais si vous agissez en bien...

…C’est-à-dire que vous vous améliorez dans l’adoration du Créateur de telle sorte que le serviteur adore son seigneur comme s’il Le voyait, car s’il ne Le voit pas, Lui Il le voit. Ce verset implique aussi que le serviteur agisse en bien envers les créatures ; par tous les chemins de bien, en leur faisant profiter de son argent, de sa science ou bien de son rang …

 ...et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.

…Si vous êtes pieux, et ceci en faisant l’ensemble des obligations et en délaissant l’ensemble des interdictions, alors Allah certes est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » [11] 

A ce stade-là, l’indifférence du mari reste un problème à régler entre les époux uniquement.

 

5.                               du désaccord à l’arbitrage !

 

Mais si le problème s’aggrave, et qu’il y a une crainte de séparation, alors Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Si vous craignez le désaccord entre les deux époux, envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur » S4 V35

... Si vous craignez le désaccord entre les deux époux...

Cheikh as-Sa’di a dit : « C’est-à-dire que vous craignez l’éloignement des deux époux et l’évitement à tel point que chacun d’entre eux soit de son coté…

.. envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle...

…Ce sont en fait deux hommes responsables, musulmans, justes, sensés, qui connaissent la situation entre les deux époux et qui connaissent les règles de la réconciliation et de la séparation. Ils doivent être conscients de l’importance de la famille musulmane dans la  communauté. Ils doivent se rendre compte qu’ils tentent de réconcilier les deux piliers de la famille musulmane, avoir pitié des enfants qui sont en jeu, tout comme ils sont dépositaires des secrets de chacun (c’est pourquoi Allah dit « de sa famille à lui et de sa famille à elle », car dans ce cas ce sont des personnes qui sont le moins susceptibles de répandre ces secrets).Et ceci est ce qu’on tire de l’expression «  arbitre » ; car un arbitre ne peut réconcilier sans qu’il ait les caractéristiques que l’on vient de citer. Donc ces deux personnes considèrent ce que chaque époux reproche à l’autre. Puis chacun d’entre eux impose ce qui est obligatoire. Si aucun d’entre eux ne peut le faire, alors ils se contentent de la satisfaction de l’autre époux par rapport à la subsistance et au comportement. Tant que la réconciliation est possible, ils ne s’en écartent pas. Si la situation arrive jusque l’impossibilité de réconciliation, et qu’ils voient que la séparation est meilleure, alors ils les séparent.
Dans ce cas, le consentement des époux n’est pas une condition. Ce qui le prouve, c’est qu’Allah a nommé ces deux personnes « arbitres » et l’arbitre donne une sentence même si les concernés n’en sont pas satisfaits…

... si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est, certes Omniscient et Parfaitement Connaisseur. 

…Cette entente sera établie grâce à un heureux conseil et des paroles qui attirent les cœurs et qui rapprochent les deux parties. »[12] 

 

6.                                   exhortation pour le couple

 

Nous avons demandez à Cheikh Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i -Qu’Allah lui fasse miséricorde- :
« Avez-vous des conseils à donner aux époux sachant que les problèmes conjugaux et le divorce sont devenus banalité chez ceux qui se revendiquent de la sounnah, au point que cela tourne à l’anarchie ».
 

Sa réponse fut la suivante : « Ce que nous recommandons aux époux c’est de s’entraider dans le bien et la piété et je leur conseille également d’adopter un bon comportement des deux côtés, le chaytan cherche à séparer la femme de son mari, jusqu’à ce que dans certains Hadiths authentiques :
« Chaytan envoie ses enfants pour semer la discorde entre les gens et l’un d’entre eux dit: « Je ne l’ai pas  lâché jusqu’à ce qu’il se sépare de sa femme » Et chaytan lui dit : « Toi tu es valeureux »,

Et dans d’autres versions : « Jusqu’à ce qu’il le tue et de lui dire:  « Toi, tu es valeureux »
 

L’homme doit bien se conduire avec sa femme comme vous avez pu l’entendre dans les Hadiths « Comportez-vous bien avec les femmes » c’est-à-dire comme avec des captives.Et Allah a dit dans Son livre:

Traduction relative et rapprochée: « … Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle… » S2 V237 

Et la femme est faible; Le messager -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- disait à son armée alors qu’il chantait aux chameaux pour qu’ils avancent rapidement : « Doucement avec les perles ! » C’est-à-dire les femmes sur les chameaux, qui pourraient tomber à cause de la vitesse, donc la femme est comme une lampe[ou une bouteille (en verre)] on se doit de bien se comporter avec elle. Allah a dit :

Traduction relative et rapprochée: « Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous cohabitiez avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté » S30 V21 

«... Pour que vous cohabitiez avec elles... »: c’est-à-dire qu’il trouve le réconfort auprès d’elle.

 La femme également doit craindre Allah à travers son mari, il va au travail et travaille toute la journée, il ne doit pas retrouver à la maison une femme qui lui demande de se justifier pour toute chose aussi minime soit-elle, mais elle doit être la meilleur aide pour lui, comme le fut Khadija alors que le prophète vint la voir effrayé, car il avait vu Gibril qui l’avait serré et il a eut peur que ce ne soit un chaytan ou autre chose, elle dit: 

«  Non par Allah ! Allah ne t’abandonnera pas.
Tu gardes les liens de parenté, et tu donnes aux nécessiteux »

 Donc la femme doit craindre Allah à travers son mari et patienter avec lui, elle doit patienter avec lui, et après peu ils auront des enfants et ils seront préoccupés par leurs enfants, mais si le musulman le Sounni, se marie, divorce, se marie, divorce, et bien cela fera fuir beaucoup de femmes de la Sounnah. Il faut comme l’a dit Allah -'Azza wa jal- c’est Lui qui a uni les époux, il faut qu’ils se préoccupent de l’adoration, de la science, et c’est à Allah que nous implorons l’aide. » [13] 


7.                   les biens de la femme et la permission du mari

  

Cheikh al Albany –Qu’Allah lui fasse Miséricorde- fut interrogé de la façon suivante :
« Est-il permis à la femme de se comporter librement avec ses biens sans la permission de son mari. Et lorsque la femme savait auparavant que son mari n’était pas d’accord pour qu’elle dépense de ses biens, même si c’est pour une aumône « sadaqa ». Et de même pour la disposition libre de ses bijoux qu’elle a acheté avec son argent sans sa permission :Quel est le jugement ? »

 Sa réponse fût la suivante : « Le jugement est clair, c’est la parole du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- :

« Il n’est pas permis à la femme de disposer librement de ses biens
sans la permission de son mari »

C’est un Hadith Hassan Sahih ; Hassan en lui-même, Sahih à cause du grand nombre de fois qu’il est rapporté. 

Et tout ce qui semble contredire ce Hadith ne doit pas être perçu comme tel et ne doit pas être utilisé pour justifier le contraire. Concernant le Hadith dans lequel les femmes donnent leurs bijoux en « Sadaqa » comme il est rapporté dans le Sahih il y a plusieurs réponses à cela, Parmi elles :
- Il se peut que cela est été fait avec la permission de leurs maris
-Il se peut que cela c’est produit avant que le Hadith cité n’ai posé la règle.

 C’est pour cela que nous conseillons à toutes les femmes musulmanes pratiquant les actions au moyen du livre et de la Sounnah de ne pas agir sur leurs biens comme elles l’entendent sans l’accord de leurs maris, car cela est source de désaccord et de dispute entre les deux époux et les conséquences de cela seraient très mauvaises.

 Si l’époux est très mauvais avec sa femme elle peut montrer son affaire auprès des gouverneurs (juge etc…) « Qâdi » qui juge selon la « Charî’a » et particulièrement aujourd’hui les juges sont d’accord entre-eux pour que dans ce cas-là la femme puisse disposer librement de ses biens sans l’accord de son mari.
 
Ainsi si elle expose son affaire au juge, et s’il juge qu’il y a agression du mari sur son épouse alors il lui autorise à disposer de ses biens, sauf si le mari estime qu’elle gaspille alors à ce moment là le juge l’interdit à la femme même s’il avait été adopté que l’origine de cela (la disposition libre) avait pour but  de sortir de la crise.
Mais il ne pourra pas dans l’avenir autoriser la femme à faire une aumône qui la ferait tomber dans le gaspillage. Et Allah est plus savant. »
[14]

Recherche effectuée par Oummou Yassir & Oummou Mou‘adh

 Composée de plusieurs extraits de :
Explication de « Kitab an-Nikah dans Sahih Boukhari » (K7audio)  de Cheikh al ‘Otheymine
Explication de « Ryadh as-Salihine » de Cheikh al ‘Otheymine
Tafsir ibn Kathir, Tafsir Sa’di


[1] Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)
[2]
Voir Sahih Mouslim. C’est le Hadith de Jabir où il rapporte le pèlerinage du Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-ainsi que son sermon d’adieu.
[3]
Sans toucher la tête, le visage et le ventre.
[4]
Rapporté dans les Sounanes et Mousnad de l’imam Ahmad
[5]
Hadith Hassan Sahih rapporté par abou Dawoud, ibn Majah. Voir Sahih Sounan ibn Majah n°1615.
[6]
Rapporté par Boukhari, Mouslim et at-Tirmidhi.
[7]
Voir Tafsir ibn Kathir
[8]
Rapporté par al Boukhari
[9]
Toutes les questions qui ont été adressées au cheikh sont traduites tout au long de la revue, l’enregistrement sera également disponible sur notre site Internet : http://www.chez.com/albaida
[10]
Traduction relative et approchée du sens du verset.
[11]
Voir Tasfir as-Sa’di
[12]
Voir Tasfir as-Sa’di
[13]
Toutes les questions qui ont été adressées au cheikh sont traduites tout au long de la revue, l’enregistrement sera également disponible sur notre site Internet : http://www.chez.com/albaida
[14] Extrait du magazine al Assala n°19 (Dhoul Qi’da 1419h) page 76, traduit par un frère.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:00

1.    L’obéissance au mari dans le bien.

 

Pourquoi les femmes doivent-elles obéir aux hommes ? Allah a dit :

Traduction relative et approchée :« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens » S4 V34

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :  
« Ce verset montre que l’homme a une autorité sur la femme. Et Allah donne deux raisons à cela :

-        
En raison des faveurs qu’Allah accorde aux hommes par rapport aux femmes ; dans l’esprit, dans l’intelligence, dans le rapportement des informations, dans le respect des sanctions, dans la science, dans la compréhension.
-        
A cause des dépenses qu’ils font de leurs biens en faveur des femmes. 
L’imam at-Tabari
a dit en ce qui concerne ce verset : « Les hommes ont autorité sur leurs femmes dans le fait qu’ils les éduquent et dans le fait qu’ils s’en occupent. Pour toutes ces raisons, ils ont autorité sur les femmes ».

  Allah dit aussi :

Traduction relative et approchée :« Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah » S4 V34

 L’imam at-Tabari a dit que ce sont les femmes qui préservent en l’absence de leurs maris aussi bien leurs parties intimes que les biens de leurs maris. Et ce sont aussi les femmes qui préservent les obligations qui les concernent vis à vis d’Allah. »[1] 


2. Le service de la femme dans la maison du mari.

 

 Est-ce un devoir ou non ? L’obligation du travail de la femme dans la maison de son mari, n’est pas si évident que cela. Mais les femmes des compagnons s’occupaient de tâches qui facilitaient la vie quotidienne, et même des tâches extérieures qui étaient très difficiles. Pourtant, jamais il n’a été entendu que ces femmes aient été empêchées de faire un tel travail ; ou encore qu’elles se soient plaintes ou qu’elles aient invoqué leur rang ou leur beauté afin de ne rien faire. [2]

 Cheikh al Albany -Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit :
« Au contraire de nombreuses preuves viennent montrer l’obligation du travail de la femme dans la maison de son mari. Allah a dit :

Traduction relative et approchée : « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bien » S2 V228 A travers ce verset, on voit que les droits de la femme sont équivalents à ses devoirs : autant le mari doit subvenir aux besoins de sa femme et la vêtir, autant la femme doit travailler dans la maison de son mari. »[3]



[1] Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)
[2]
Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 219.
[3]
Ar-Rawda an-Nâdiya, voir note 1 de Cheikh al Albani, page 220.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 14:54

 

 

 

 

 

 Allah a dit : 

Traduction relative et approchée : « Et comportez-vous convenablement envers elles » S4 V19 


1.  le premier devoir du mari envers sa femme : se Comporter convenablement

 

 Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- commente ce verset :  
« Ce verset incite à la douceur envers les femmes et à la crainte d’Allah à travers elles. »
[1] 

Ibn Kathir a dit à propos de ce verset :
« Il s’agit d’avoir les meilleures paroles envers elles et d’améliorer les gestes et les comportements vis à vis d’elles du mieux que possible.
En fait « le comportement », c’est l’accompagnement et les relations avec les femmes.
Et « le convenable », c’est tout ce que la législation musulmane a approuvé comme étant bon. En résumé, ce que la législation a approuvé est une bonne chose et ce qu’elle a désapprouvé est une mauvaise chose. 

  De la même façon que toi, [mon frère], tu aimes que ta femme se comporte convenablement envers toi, alors comporte-toi convenablement envers elle !!! Comme Allah dit :

Traduction relative et approchée : « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bien »S2 V228

Ou encore, d’après un Hadith de ‘Aïcha -qu’Allah l’agrée- , le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec sa femme
et je suis le meilleur avec mes femmes » 
[2]

 Le fait que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était de bonne compagnie, faisait partie de son caractère. Il était toujours de bonne humeur, il était doux et câlin envers ses femmes. Il était généreux lorsqu’il donnait. Il faisait rire ses femmes, il est même allé jusque faire la course avec ‘Aïcha de sorte d’être plus proche d’elle.
 
Elle a dit : « Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a fait la course avec moi et je l’ai gagnée et ceci avant que je prenne du poids. Et puis, on a refait la course après que j’eus pris du poids et il a remporté la course. Et il m’a dit : « On est quitte [3]». » [4] 


2.   Laisser passer les choses insignifiantes Et contenir sa colère

 

Les savants disent : « Si l’homme veut jouir pleinement des efforts de son épouse à la maison, il faut qu’il laisse passer les choses insignifiantes et qu’il contienne sa colère, dans ce qui contredit sa passion. Ceci exclut tout ce qui est du domaine de la jalousie pour les limites d’Allah ou les avertissements contre les injustices » [5]

 Dans les deux Sahih et autres, d’après abou Houreïra -qu’Allah l’agrée- , le ProphèteŽ-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : 
« La femme a été créée d’une côte, si tu la redresses, tu la brises et si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu’elle est tordue. Alors soyez bon envers les femmes »
[6].

 Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- commente ce Hadith :  
« A travers ce Hadith, il y a une preuve que la femme ne répondra pas d’une façon parfaite à tout ce que son époux lui demandera. Mais plutôt les défaillances seront inévitables.
 
Pourquoi ?Tout simplement, parce qu’elles sont diminuées dans la raison, dans la religion, dans la réflexion et dans toutes ses relations et qu’elles ont besoin d’être réconfortées et qu’on leur parle. Même si la femme veille à la droiture dans sa religion, elle ne pourra pas être aussi droite au niveau de son tempérament.

 Le Livre (le Coran) et la Sounnah prouvent qu’il faut être doux envers la femme, qu’il faut en prendre soin et qu’il faut se comporter avec elle de la meilleure des façons. Et que l’homme ne lui réclame pas son droit d’une façon parfaite car il n’est pas possible à la femme de l’accomplir à la perfection.

 Donc que les hommes pardonnent et qu’ils laissent passer les choses insignifiantes. »[7]


 3. Le fait de subvenir à ses besoins dans la nourriture, le logement et le vêtement.

 

 Mou’awiya ibn Hayra rapporte: 
«Un homme dit : Ô messager d’Allah !  Quel est le devoir de l’un d’entre nous envers sa femme » Il dit : « De la nourrir lorsque tu te nourris, de la vêtir lorsque tu te vêtis, de ne pas frapper le visage, et ne pas critiquer son visage,
et que tu ne t’éloignes d’elle que dans le foyer »
[8]

 Les savants disent :  « L’obligation de base, comme on l’a vu précédemment, c’est de se comporter avec les femmes convenablement. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a exprimé ce comportement par la subsistance aux besoins dans la nourriture, le logement et le vêtement. Toutefois il n’est pas possible de fixer à partir de la législation musulmane la nature de l’aliment ou sa quantité. »[9]



[1] Explication de Ryadh as-Salihines, Chapitre : « La recommandation en faveur des femmes » de Cheikh al ‘Otheïmine
[2]
Hadith authentique rapporté par at-Tirmidhi.
[3]
Hadith authentique rapporté par Ahmad, abou Dawoud et ibn Majah.
[4]
Voir Tafsir ibn Kathir, Tome 1, Page 467.
[5]
Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 218.
[6]
Hadith authentique rapporté par Boukhari et Mouslim.
[7]
Explication de Ryadh as-Salihines, Chapitre : « La recommandation en faveur des femmes » de Cheikh al ‘Otheïmine
[8]
Rapporté dans les Sounanes et Mousnad de l’imam Ahmad
[9]
Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par Cheikh al Albani, page 218.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 20:21

key_of_tree__by_andokadesbois-d2ypxvi.jpgAu Nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

La Louange revient de droit à Allah, Lui qui mérite toutes les éloges en droit est Allah, uniquement, sans partage. Tout comme je témoigne que Muhammad et Son esclave et Messager, qu'Allah lui accorde prière et salut, ainsi qu'à ses proches et compagnons.

 

La paix de l'âme, sa joie, sa totale insouciance sont des objectifs visés par tout un chacun, ce sont les éléments qui permettent une vie heureuse une joie et un épanouissement complets. Les moyens qui le permettent sont religieux, naturels ou pratiques et ceux-ci ne peuvent être réunis que par les croyants.

Quant aux autres quand bien mêmes ils parviendraient à en obtenir une partie par les biais d'une cause que les personnes sensées parmi eux s'efforcent d'acquérir, il n'empêche que des  aspects bien plus intéressants et plus durables leur échappent et ces aspects sont meilleurs au présent comme au futur.

Je citerai toutefois dans cette épître celles qui me viendront à l'esprit parmi les causes permettant d'atteindre ce grand objectif pour lequel tout le monde œuvre.

 

Certains ont réussi à en obtenir un grand nombre et ont donc vécu paisiblement, leur vie fut un bonheur, d'autres ont complètement échoué et vécurent malheureux, dans une grande tristesse.

D'autres encore sont entre les deux, selon la part de réussite qui leur fut accordée ... C'est bien Allah qui permet de réussir et c'est de Lui qu'on demande l'aide pour obtenir tout élément bénéfique et éviter tout ce qui est nuisible.

 

Chapitre 1

 

1. Le plus important moyen d'atteindre le bonheur, l'élément de base pour ce faire est d'avoir la foi et agir correctement, Allah dit en effet: [Quiconque, homme ou femme agira correctement tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et, assurément Nous les récompenserons en fonction des meilleures de leurs actions] (Sourate Nahl, Verset 98)

Le Très Haut a donc informé les personnes qui réuniraient la foi et les actes corrects et il leur a promis une vie heureuse ici-bas, ainsi qu'une belle récompense dans cette demeure terrestre et dans l'autre qui est immuable.

La raison est évidente, en effet les croyants qui ont en Allah une foi saine qui engendre les actes correctes, une foi qui donne au cœur et à la manière d'être leur bon état et qui améliore la situation vécue ici bas et dans l'au delà, ces croyants possèdent des bases et des principes.

A travers ceux-ci ils accueillent tous les événements qui se déroulent dans leur vie et qui sont les causes de bonheur et d'épanouissement ou de source de stress, de soucis et de tristesse.

Ils accueillent ce qui est agréable et fait plaisir en acceptant cela, en se montrant reconnaissants et en utilisant ces éléments de manière utile. En les employant de la sorte, cela devient pour eux une source d’épanouissement, ils désirent fortement voire ces éléments durer et être bénits, ils ont également bon espoir de bénéficier de la récompense faite aux personnes reconnaissantes.

Ces sources de plaisir ont donc des conséquences extraordinaires qui, de par leur aspect bénéfique et leur bénédiction, dépassent de loin ces sources dont les fruits furent mentionnés.

Par ailleurs, ils accueillent les désagréments, les éléments nuisibles et les différents soucis en repoussant ceux qu'ils peuvent repousser, en atténuant ceux qu'ils peuvent atténuer et en s'armant de patience face à ceux qui sont inévitables.

C'est ainsi que suite à ces désagréments le croyant bénéficie des conséquences extraordinaires que sont la résistance bénéfique, l’expérience, la force, l'endurance et l'espoir d'être récompensé.

Conséquences à côté desquelles les désagréments disparaissent pour laisser place aux sources de bonheur, aux larges espoirs et au désir d'obtenir les faveurs et la récompense d’Allah, comme le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- l'affirme dans ce hadith authentique : « La situation du croyant est tout à fait étonnante ! Quoiqu'il arrive cela lui est bénéfique. Lorsqu'un bonheur se présente à lui il se montre reconnaissants et cela lui est profitable et si c'est un malheur qui l'atteint il se montre endurant et cela lui est profitable ... Or cela ne peu se réaliser qu'avec un croyant » [Rapporté par Muslim]

Il nous informe donc que le croyant voit ses intérêts, ses bienfaits et le fruit de ses actes se multiplier à chaque bonheur ou malheur qui se présente à lui.

On remarquera donc qu'un même événement, heureux ou triste, peut arriver à deux personnes et chacun lui accordera un accueil complètement différent, en fonction de leur différence dans les domaines de la foi et des actes corrects.

Celui qui aura ces deux qualités accueillera le bien et le mal en se montrant reconnaissant ou endurant, avec tout ce qui s'ensuit comme nous l'avons mentionné.

Cela fera naître en lui le bonheur et l'épanouissement le débarrassera de toutes sortes de soucis, du stress, de l'irritabilité et de ce qui rend la vie malheureuse. Sa vie ici-bas sera un pur bonheur.

Quant à l'autre individu il l'accueille ce qui fait plaisir en dépassant les bornes et l'ivresse du bonheur emporte sa raison ; son comportement dévie alors et il réserve  ces plaisirs un accueil vorace en brûlant d'impatience comme le font les animaux.

Malgré cela il n'a pas la conscience tranquille son cœur est au contraire écartelé.

Cet état est dû à la crainte de voire disparaitre ce qui lui est cher ainsi qu’aux coutumes d’engendrer.

C'est également dû au fait que les gens ne sont jamais à la recherche d'autre choses qui peuvent ou non se réaliser.

En supposant qu'elles aient lieu, cet individu éprouvera encore une fois le stress résultant des causes mentionnées.

Quant aux désagréments, il les accueille avec inquiétude, faiblesse, peur et chagrin.

Je vous laisse imaginer la malheureuse vie qu'il doit mener et les maladies mentales et nerveuses qu'il doit subir, ainsi que la peur qui peut aller jusqu'à lui causer la pire des situations et la plus grande instabilité .

En effet, cet individu n'espère aucune récompense, de même qu'il n'a aucune endurance qui lui aurait permis de se contrôler et d'être soulagé.

 

Titre :                          Clefs pour une vie heureuse

Auteur :                       Cheikh Sa’di

Editions :                     Dar Al Muslim

Retranscription :         Oum Yassine

copié de rappel01.fr

Cheikh Abu 'Abdellah Abder-Rahman ibn Nasr as-Sa'di

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