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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:20

Chapitre 3:
L’équité sur le plan affectif  

 

Cependant  l’homme ne sera pas puni s’il porte plus d’affection (ou d’amour) pour une de ses épouses par rapport aux autres, car il ne peut pas maîtriser son cœur. Ceci est l’avis de l’imam ach-Chawkani dans « Neil al Awtar » (6/371), ainsi que de la majorité des savants.  

C’est d’ailleurs à ce sujet qu’Allah -Le Très Haut- a dit :  

Traduction relative et rapprochée :« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  

Ibn Kathirdit justement au sujet de ce verset : « C’est une réalité tangible et quel que soit le désir des hommes, ils ne pourront être équitables à l’égard de chacune de leur femme, car même si un homme consacre un jour et une nuit à chacune d’elles, il y aura certainement une différence de sentiments quant à l’amour et au désir ainsi que les rapports sexuels. Ce verset était descendu sur ‘Aïcha, selon une version, car comme on le sait le Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  était équitable mais ‘Aïcha était celle qu’il aimait le plus. »  

Et à cet égard ‘Abdoullah ibn Yazid rapporte que ‘Aïcha a dit :  
« Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
, partageait ses jours entre ses femmes équitablement et disait :

« Mon Dieu, c’est mon partage de ce que je possède.  
Ne me blâme pas pour une chose que Tu possèdes et que je ne possède pas » [28]

Ibn Kathir ajoute : « Il s’agit ici du cœur. »  

Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était donc équitable entre ses épouses, et ne faisait pas de différence entre elles, mais malgré cela, il portait plus d’affection à ‘Aïcha. Plusieurs Hadiths en sont la preuve.  

Selon ‘Amr ibn al ‘Ass, il demanda au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  :  
« Quelle est la personne que tu aimes le plus ? Il dit : « ‘Aïcha »  
« Et parmi les hommes » Il dit : « son père ».  
Je lui demandai « Et après ? » Il me répondit « ‘Omar ibn al Khattab »
[29]

  Al Boukhari cite dans son Sahih

  « Chapitre :  Le fait qu’un homme aime une femme plus qu’une autre »

  Hadith n° 5218 : Ibn ‘Abbas a entendu ’Omar ibn al Khattab dire, alors qu’un jour il se trouvait chez sa fille Hafsa : « O ma fille ! Gares à t’identifier à celle dont les qualités lui valent l’amour du Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , en voulant parler de ‘Aïcha, elle alla alors raconter cela au Messager d’Allah qui en souria. ».

  ‘Aïcha rapporte « Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- tomba malade (avant sa mort) il disait, « Où suis-je demain ? Où suis-je demain ? » Parce qu’il voulait être chez ‘Aïcha ce jour là, c’est alors que ses femmes lui autorisèrent à rester là où il voulait, ce fut alors dans la chambre de ‘Aïcha, et c’est là qu’il mourut et ‘Aïcha ajouta : « Il mourut le jour où il devait être chez moi, et Allah prit son âme alors que sa tête était entre mon coup et ma poitrine, et sa salive se mélangea avec la mienne. »[30]

  On rapporte également : « Parmi les femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- il  y avait deux groupes, l’un celui de ‘Aïcha composé de Hafsa, Safiya et Sawda, et l’autre de Oummou Salama et les autres femmes du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- . Les musulmans sachant l’amour qu’il portait pour ‘Aïcha, attendaient le tour de ‘Aïcha pour offrir un cadeau au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , c’est alors qu’ils l’envoyaient toujours chez elle. Jusqu’au jour où le groupe d’Oummou Salama, décida de parler et demanda à Oummou Salama de s’adresser au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- de cette situation : « Dis au Prophète de s’adresser aux gens et qu’il  leur dise que celui qui veut offrir quelque chose au Prophète qu’il l’offre dans n’importe quelle maison de ses femmes. » Elle lui adressa alors ces paroles, mais il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ne lui dit rien. Elles lui demandèrent et elle répondit qu’il n’avait rien dit, mais elles lui dirent : «  Mais parles lui ! », elle lui parla de nouveau lorsque se fut son tour, mais il ne lui répondit pas, elles lui demandèrent et elle dit : « Il ne m’a rien dit. », elles dirent : « Parles lui jusqu’à ce qu’il te parle ! », ce fut de nouveau son tour et elle lui reparla, et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui dit enfin : « Ô Ommou Salama ! Ne me blesse pas en parlant ainsi de ‘Aïcha, car par Allah ! La révélation ne m’est venue que dans le lit d’une seule d’entre-vous (celui de ‘Aïcha) » elle lui dit alors : « Je demande pardon à Allah, de t’avoir blessé Ô Messager d’Allah ! »[31]

  Lors d’un voyage ‘Aïcha raconte: « Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  faisait un tirage au sort entre ses épouses pour choisir celle qui devait partir avec lui. Une fois, ‘Aïcha et Hafsa eurent la possibilité de partir avec lui. Alors qu’il avait la coutume d’accompagner ‘Aïcha de nuit et de discuter avec elle, Hafsa dit à ‘Aïcha : « Ne veux-tu pas essayer cette nuit-ci mon chameau et me laisser essayer le tient ? » « Oui » Répliqua ‘Aïcha. La nuit il s’approcha du chameau de ‘Aïcha sur lequel il y avait Hafsa et passa le Salam avant de continuer le chemin avec cette dernière (c’est à dire Hafsa). Et une fois le camp installé, ‘Aïcha se dit : « Seigneur ! Fais que je sois mordue par un scorpion ou une vipère avant de pouvoir dire quoi que ce soit au Prophète ! ».[32]


Le fait de céder sa nuit à sa coépouse est toléré :

 

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  savait se partager entre ses femmes, et Sawda qui avait vieilli et qui voulait toujours rester la femme du Prophète dans cette vie d’ici-bas et être aussi sa femme dans l’au-delà, avait cédé son tour à ‘Aïcha, qui rapporte :  
« Je n’ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam’a à qui j’aurais aimé m’identifier de par son noble caractère, et son intelligence ».  
Puis elle poursuivit : « Lorsqu’elle devint âgée, elle céda sa nuit à ‘Aïcha en disant Ô Envoyé d’Allah j’ai cédé ma nuit à ‘Aïcha. »
[33]

Le Messager d’Allah  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait  deux nuits à ‘Aïcha : celle de ‘Aïcha  et la nuit de Sawda. 


[28] Hadith rapporté par Ahmad et dans les quatre Sounanes.
[29]
Sahih rapporté par at-Tirmidhi 3/46
[30]
Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°5217.
[31]
Hadith Sahih rapporté par al Boukhari n°2574.
[32]
Hadith Sahih rapporté par al Boukhari
[33]
Hadith rapporté par Mouslim n°1463.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:16

Chapitre 2  
Les Conditions de la Polygamie

 

1-  Le Nombre de femmes permises :

 Dans la période pré-islamique (Jahiliya), la caractéristique du mariage consistait à pratiquer une polygamie débridée, allant jusqu’à huit ou bien dix épouses, la limite n’existait pas, jusqu’à ce que l’Islam arrive  pour limiter et  réorganiser la polygamie, et Allah -Le Très Haut- dit :

Traduction relative et rapprochée :« … Épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes… »

Ibn Kathir explique ce verset : « Allah permet, dans ce verset, aux hommes d’avoir jusqu'à quatre femmes, et ceci de Sa part constitue une tolérance et une grâce à condition de ne pas dépasser ce nombre , selon l’Unanimité, bien que les chi’ites, quand à eux permettent à tort, à l’homme d’épouser neuf femmes, ainsi que d’autres qui ont toléré plus que cela. En se basant sur le fait que le Prophète  -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- avait neuf femmes. »[11]  

Et les Dhahiriya[12] prétendent qu’il est permis à l’homme de se marier avec 9 femmes en prenant comme preuve la parole d’Allah :  

Traduction relative et approchée :« …Deux ou trois ou quatre… », en les additionnent (2+3+4=9) et ceci est un avis chez les chiites.[13]

  Et al Boukhari cite dans son authentique :

« Chapitre : On ne doit pas épouser plus de quatre »

Puis il explique la parole d’Allah :  

Traduction relative et approchée :« …Deux ou trois ou quatre… »

« ‘Ali ibn al Houssayni -qu’Allah l’agrée- a dit : « Ce qui signifie : par deux, ou bien par trois, ou bien par quatre » Comme la parole d’Allah :  

Traduction relative et approchée :« …Qui a fait des anges, des messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes » S35 V1 ; C’est-à-dire qu’ils ont soit deux, soit trois, soit quatre ailes. »[14]  

Aussi, on peut citer comme preuve qui limite le nombre de femmes à quatre, le Hadith d’après‘Omar ibn al Khattab -qu’Allah l’agrée-  : « Ghilane Ibn Salama embrassa l’Islam alors qu’il avait dix épouses, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- informé lui dit : « Prends quatre épouses parmi elles et sépares toi des autres. »[15]


2- Que chaque épouse ait son propre lieu d’habitation

  Ibn Qoudama dit dans al Moughni :  

« Il n’appartient pas à l’homme de rassembler deux femmes dans un seul lieu d’habitation ( Maskane) sans leur accord (aux femmes) et ceci que le lieu d’habitation( Maskane) soit petit ou qu’il soit grand. Car cela peut leur porter préjudice quand il y a entre elles de l’hostilité et de la jalousie. Et leur rassemblement sera la cause d’accrochages et de luttes. Et chacune d’entre elles sera au courant de l’affection du mari lorsqu’il ira vers l’autre ou elle le verra.  
Mais si elles agréent cette situation, alors ceci est permis (c’est-à-dire le fait de les rassembler dans un seul endroit) ; car c’est un droit qu’elles ont
(de réclamer un endroit chacune) et il leur appartient de s’en abstenir en le délaissant. » [16] 

Et ibn abi Chayba rapporte d’après ‘Oubad ibn al ‘Iwam, Ghalib qui a dit :  
« J’ai demandé à Hassan, ou, on s’est renseigné  sur le cas d’un homme qui avait deux femmes dans une maison. Il a dit : « Il détestait le « Wajss », et ceci est le fait que (le mari) soit doux avec l’une d’entre elles et que l’autre regarde ».
[17] 

Ces paroles sont appuyées par les preuves suivantes :

  Effectivement Allah a évoqué qu’il y avait des foyers ( Bouyoute) et non un seul foyer ( Bayt) Lorsqu’Il dit :

 Traduction relative et approchée : « Et restez dans vos foyers… »S33V33  

Et Allah dit :   

 

Traduction relative et approchée : « Et garder dans vos mémoires ce qui est récité, dans vos foyers… » S33V34  

Et Allah dit :  

Traduction relative et approchée : «  Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’une invitation ne vous soit faite… »S33V53  

Et dans la Sounnah :  

 D’après ‘Aïcha, le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a demandé lors de la maladie après laquelle il mourut : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? ». Il voulait que ce soit le jour de ‘Aïcha, alors ses épouses lui ont permis d’être là où il voulait. Il était dans la maison de ‘Aïcha jusqu’à ce qu’il y mourut. ‘Aïcha a dit : « Il est mort le jour où c’était mon tour, dans ma maison. Et Allah l’a fait mourir alors que sa tête était entre ma gorge et ma poitrine et que sa salive se mélangeait avec ma salive »[18].   

D’après Anas : « le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était chez l’une de ses femmeset l’une des Mères des croyants envoya un plat qui contenait de la nourriture. La femme chez qui le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était, frappa la main du servant et le plat tomba et se fendit. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   rassembla les morceaux du plat puis il se mit à rassembler la nourriture du plat et la mit dans ce qui restait (du plat). Et il dit : « Votre mère a été jalouse ». Puis il retint le servant jusqu’à ce qu’il lui donne un plat de la femme chez qui il était. Et donc il rendit le plat non cassé à celle dont le plat fut cassé. Et il laissa le plat cassé chez celle qui l’avait cassé. »[19]  

Safiya, la femme du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- , informa (le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ) qu’elle allait venir le voir pour le visiter dans sa retraite pieuse des 10 derniers jours de Ramadhan à la mosquée. Et elle parla avec lui pendant une heure puis elle se leva pour repartir. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- se leva avec elle pour l’accompagner. Jusqu’à ce qu’elle dépasse la porte de la mosquée, au niveau de la porte de Oummou Salama, deux hommes des Ansars passèrent, saluèrent le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ont accélérèrent leur marche. Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- leur dit : « Rassurez-vous, c’est seulement Safiya bint Houyai ». Et ils dirent : « Gloire à Allah ! Ô Messager d’Allah ». Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   s’avança vers eux et il leur dit : « Certes satan court dans les fils de Adam comme le sang (court dans ses veines), et j’ai eu peur qu’il jette quelque chose dans votre cœur ».[20]

 

3-  L’équité entre les épouses :

 

Si le fait d’avoir quatre femmes est un droit accordé à l’homme, il est conditionné par l’équité qu’il doit établir entre elles, car Allah -Le Très Haut- a dit :  

Traduction relative et rapprochée :« Mais si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3  

Ibn Khatirdit dans son Tafsir : « Celui qui craint de ne pas être équitable, doit se contenter d’une seule femme, quant aux esclaves (ou captives) le nombre n’est pas limité car l’équité n’est pas une condition, envers celles-ci. »  

Cheikh as-Sa’di a dit concernant ce verset  : « Il lui est seulement permis ceci [c’est à dire la polygamie] s’il ne craint pas d’être injuste et de ne pas être à la hauteur dans leurs droits, et s’il craint une de ces choses alors qu’il se contente d’une seule ou de ses esclaves car pour les esclaves l’équité n’est pas une obligation (…) Et dans ceci, c’est-à-dire le fait que le serviteur s’expose à une chose qui pourrait le faire tomber dans l’injustice ou l’empêcher d’assurer ses obligations, même si cette chose est permise, et bien il ne convient pas qu’il s’y expose. » [21]  

Quand à celui qui penche plus vers l’une que l’autre, alors Allah -Le Très Haut- dit à ce sujet :

Traduction relative et rapprochée :« Ne vous penchez pas tout à fait vers l’une d’elle au point de laisser l’autre en suspens »S4 V129  

Et il est rapporté que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui possède deux femmes, et aura penché vers l’une plus que l’autre,  
il viendra le Jour de la résurrection avec une partie de son corps bancale ( qui penche) ».
[22]

Cheikh al ‘Outheïmine affirme que le fait d’être injuste envers ses épouses, fait partie des grands pêchés.[23]


De quelle équité s’agit-il ?  

 

L’équité dont il s’agit est le fait que l’homme soit juste entre ses épouses, dans le partage de ses dépenses comme : la nourriture, les vêtements, et dans le logement, ainsi que tout ce sur quoi il a la possibilité d’être équitable, en somme sur le plan matériel, car comme Allah a dit :  

Traduction relative et rapprochée :« Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes même si vous en êtes soucieux » S4 V129  

Cheikh as-Sa’dia dit concernant ce verset  : « Allah informe que les époux ne sont pas capables d’avoir une équité parfaite entre les épouses (…) A vous d’être équitables entre elles dans ce qui concerne les dépenses, les vêtements, le partage des nuits, et autres, contrairement à l’amour et aux relations sexuelles et tout ce qui ressemble à cela. »


Le partage du temps chez la femme après le mariage :

   

Anas -qu’Allah l’agrée- a dit :  
« Le Prophète
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- restait chez la vierge sept nuits et si elle ne l’était pas[24], alors trois nuits »[25]

  Oummou Salama rapporte :  
« Quand l’envoyé d’Allah 
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  
l’épousa, et qu’il voulut partir elle l’a retenu  par son habit c’est alors qu’il lui dit : « Si tu veux je demeure avec toi autant que tu veux, mais saches que j’en tiendrai compte, car une fille vierge a droit à sept jours et celle qui était déjà mariée à trois jours »[26]  

 

La Sounnah est de rester une journée entière chez chacune de ses épouses :

Anas -qu’Allah l’agrée- a rapporté :  
« Le Prophète 
-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   avait neuf femmes. Quand il voulait partager ses jours entre elles, il ne revenait chez la première qu’après avoir passé le neuvième jour chez la dernière. Elles se réunissaient d’habitude chez celle dont le jour lui était consacré. Un jour se trouvant chez ‘Aïcha, Zeynab entra et lui tendit la main, mais ‘Aïcha protesta et lui rappela : « C’est Zeynab ! », Il retint  sa main, et les deux femmes ensuite entrèrent en discussion à tel point que leurs voix s’élevèrent. Ce fut l’heure de la prière, abou Bakr passa par le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et entendant leurs voix, il interpella le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  : « Viens à la prière ô Messager d’Allah et mets leur du sable dans leurs bouches (dans le sens de la réprimande), il sortit et ‘Aïcha dit à la suite de cela : « Le prophète va faire la prière et abou Bakr reviendra ensuite pour me réprimander » Lorsque le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   fit la prière, abou Bakr lui adressa des paroles sévères et lui dit : « Comment peux-tu faire cela ? »[27]  



[11] Voir Tafsir ibn Kathir
[12]
Les Dhahiriya sont ceux qui prennent le texte dans son sens apparent, les traducteurs.
[13]
Voir ar-Rawda an-Nâdiya annoté par cheikh al Albani, page190.
[14]
Voir Fath al Bari, le livre du mariage vol.10, chap.29, page 173
[15]
Rapporté dans Sahih Sounane ibn Majah (n° 1589 ) et at-Tirmidhi (2 / 295/ 1138)
[16]
Tome 7, pages 26 et 27 
[17]
Dans  «Al Moçannaf », tome 4, page 388 
[18]
Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5217).
[19]
Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n°5225).
[20]
Hadith authentique rapporté par al Boukhari (n° 2035), Mouslim (n°2175), abou Dawoud (n°2470) et ibn Majah (n°1779).  
[21]
Voir Tafsir as-Sa’di
[22]
Hadith rapporté par at-Tirmidhi n°3-4 /115, ibn Majah n° 3/16 et l’Imam Ahmad 
[23]
Voir sa Rissala intitulée Houqouq.
[24]
C’est à dire si elle était veuve ou bien divorcée, la traductrice.
[25]
Hadith rapporté par Mouslim
[26]
Hadith rapporté par Mouslim
[27]
Hadith Sahih rapporté par Mouslim n°46/1462. 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:13

Il nous a vraiment paru indispensable d’aborder dans cette revue, sur la femme musulmane, le sujet de la polygamie telle qu’elle a été clairement exprimé dans les versets coraniques et la Sounnah authentique, car s’il peut paraître compris et clair pour certains, il est malheureusement pour beaucoup un sujet tabou, ambigus ou totalement incompris.

Ainsi peut-être nous finirons par ne plus entendre, ces paroles dénuées et insensées, telles que : « Mais personne n’est juste de nos jours !!! » ou bien encore « Seules les femmes du  prophète avaient le courage de supporter cela !!…. » , et que répondre lorsque l’on entend ces paroles de musulmans ou de musulmanes qui prétendent être attachés au Coran et à la Sounnah ?!

En fait tout cela n’est justement que le fruit de leur ignorance et de leur incompréhension aux enseignements purs que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et ses compagnons-qu’Allah les agrées-  nous ont légués. Et c’est en revenant à la source authentique, que tu verras mon frère et ma sœur, que la polygamie est une des sagesses de ton Créateur, qu’Il a clairement légiférée .

 

Chapitre 1 :
 La Polygamie à travers Le livre d’Allah,  
la Sounnah du Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- selon la compréhension  des Salafs Salihs  

 

Allah -Le Très Haut- a dit :

Traduction relative et rapprochée :« Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelines, épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre d’injustice. » S4 V3


1- La législation de la Polygamie  
et Les causes de la révélation du verset :
 

 

·      ‘Aïcha-qu’Allah l’agrée-  a dit :
« Ce verset fut révélé au sujet de tout homme ayant sous sa tutelle une orpheline propriétaire de biens, mais qui n’a personne pour sa défense, qui la maltraite et la frappe, et refuse de la marier afin de s’emparer de ses biens. »
[1] 

Selon une autre version,Aïcha -qu’Allah l’agrée-  a dit  :  
« Un homme avait épousé une orpheline qui était chez  lui. Elle possédait une palmeraie mais cet homme gardait toute la récolte et ne donnait rien à cette orpheline. C’est à cette occasion que ce verset fut révélé. »[2]

On rapporte aussi, toujours selon ‘Aïcha que ‘Ourwa lui a demandé au sujet de ce verset :  

Traduction relative et rapprochée : « Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelines…»,

Elle lui répondit : « O fils de ma sœur! Il s’agit d’une orpheline qui est sous la tutelle d’un homme, alors qu’elle possède des biens, celui-ci (le  tuteur), épris par la fortune et la beauté de cette orpheline, voulait l’épouser sans lui donner la dot qu’elle méritait, comme donnerait un autre homme. Alors on interdit aux tuteurs d’épouser de pareilles orphelines à moins qu’ils ne leur donnent la dot la plus convenable en leur accordant plus que la coutume l’assignait à leur égard. Ils furent alors ordonnés d’épouser des femmes hormis ces orphelines, comme il leur plaira. »

 ‘Aïcha ajouta : « Les gens vinrent interroger le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- au sujet de ce verset, Allah -Le Très Haut-lui fit cette révélation : 

Traduction relative et rapprochée : « Ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes… » S4 V127.

‘Aïcha -qu’Allah l’agrée- reprit : « Quand aux paroles divines contenues dans le verset précédent :  

Traduction relative et rapprochée : « ..et que vous désirez épouser.. » S4 V127.

Il s’applique au désir de l’un d’entre vous quand il veut épouser une orpheline qui jouit d’une modeste fortune et de peu de beauté ».

Elle ajouta : « Les hommes furent interdit d’épouser celles qui  jouissent d’une grande fortune et d’une grande beauté parmi  les orphelines,  à moins qu’ils ne leur réservent une dot équitable, parce que ce désir ne se manifesterait pas si elles avaient peu de fortune et peu de beauté. ».[3]

  ·       Ibn ‘Abass -qu’Allah l’agrée-  a dit :  

C’est à dire : « Si vous craignez d’être injuste envers les orphelines, dans le fait de préserver leurs biens, craignez également d’être injuste  avec vos femmes dans les dépenses et le partage, et ils épousaient comme ils voulaient , 9 ou10 femmes, comme Qaïs ibn al Harith qui possédait 8 femmes, c’est  alors qu’Allah interdit le fait d’en avoir plus de quatre et dit :  

C’est à dire :« …Épousez ce qu ‘Allah vous autorise … »  

C’est à dire : « …Soit une, soit deux, soit trois, soit quatre, et non plus… »  

C’est à dire : « …Entre les quatre femmes dans le partage et les dépenses… »  

C’est à dire : « …Alors épousez une femme libre… »  

C’est à dire : « …Des esclaves que vous possédez dont le partage et le délai de viduité (la ‘Idda) ne sont pas un devoir pour vous… »  

C’est à dire : « …Épousez une femme … »  

C’est à dire : « …Est plus convenable … »    

C’est à dire : « …De ne pas pencher vers l’une , ne pas être injuste parmi vos 4 femmes dans le partage et les dépenses. »[4] 

               

  2- La  recommandation de la polygamie  
dans la Sounnah du Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-

 

Ibn ‘Abbas -qu’Allah l’agrée- a dit à Saïd Ibn Joubeïr :

« Marie toi, car le meilleur  de  la communauté est celui qui a le plus de femmes. »

  Deux explications peuvent être données à cette parole d’ibn ‘Abbas -qu’Allah l’agrée-  :[5]  
1- Il peut s’agir du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
car c’est lui le meilleur de cette communauté et il avait le plus de femmes dans cette communauté.  
2- Il peut s’agir du mariage et montrer que celui qui a le plus de femmes est le meilleur, donc celui qui en a quatre est meilleur que celui qui en a trois, et celui qui en a trois est meilleur que celui qui en a deux, et celui qui en a deux est meilleur que celui qui en a une et celui qui en a une est meilleur que celui qui n’en a pas.

  Il y a également le Hadith de Mo’qal ibn Yassar qui dit :
« Un homme est venu voir le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et lui dit : J’ai trouvé une femme qui a la renommée et l’honneur mais elle n’enfante pas , puis-je l’épouser ? Il le lui interdit. Puis l’homme lui rapporta une deuxième fois et il le lui interdit, puis une troisième fois, il le lui interdit. Puis il lui dit : 

« Épousez la féconde et l’affectueuse, car je voudrais surpasser en nombre  
toutes les autres communautés le jour de la résurrection »
[6]

  Donc le fait d’avoir plusieurs femmes implique avec la permission d’Allah d’avoir beaucoup d’enfants, donc une communauté nombreuse. Tout cela implique d’avoir une noble descendance.

  On rapporte d’Anas ibn Malîk -qu’Allah l’agrée- :

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-   faisait le tour de ses femmes la nuit, alors qu’il en avait neuf. »[7]

  Tout cela nous prouve et nous montre bien que la polygamie, comme l’ont exprimé les grands savants, fait  partie des actes recommandés de la Sounnah.


  3-Ce qu’en disent nos Savants Contemporains :

 

 Fatwa de Cheikh Ibn Baz, sur la polygamie et toutes ses sagesses :

  « La polygamie au niveau législatif concerne celui qui en est capable, et qui ne craint pas l’injustice. D’autant plus que la polygamie a de nombreux intérêts, notamment le fait que cela implique la chasteté du mari, et qu’il se consacrera à ses femmes dans le bien, et c’est ce qui permettra d’accroître la descendance, ce qui accroîtra aussi la communauté, et c’est ce qui accroîtra le nombre d’adorateurs d’Allah , l’Unique.

La preuve  de cette permission est ce verset où Allah -Le Très Haut-a dit :  

Traduction relative et rapprochée : « Et si vous craignez de n’être pas juste envers les orphelines, épousez alors par deux, par trois ou par quatre, parmi les femmes, mais si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas commettre injustice. » S4 V3

Mais c’est aussi parce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui-même s’est marié avec plus d’une femme, et Allah -Le Très Haut-a dit :

Traduction relative et rapprochée :« Vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle à suivre, pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment. »  S33 V21

Il -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d’ailleurs dit, à certains compagnons qui lui dirent :  
« Moi je ne mange pas de viande »   
Et l’autre dit : « Moi je passe mon temps en prière et je ne dors pas »  
Et l’autre dit : « Moi je passe mon temps à jeûner  et ne mange pas »  
Et le dernier dit : « Moi je ne me marie pas avec les femmes ».  
Lorsque le Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui-
appris cela il fit un sermon, après les louanges à Allah, et il dit :  

« J’ai appris cela et cela, alors que moi je jeûne et je mange, je prie et je dors et je me marie avec les femmes, celui qui se détourne de ma Sounnah, ne fait pas partie de ma communauté »
[8]

  Cette parole est très importante puisqu’elle désigne l’unité et le nombre ( lorsqu’il dit « je me marie avec les femmes .. » ), soit en fait une ou plusieurs…

  Nous pouvons dénombrer  plusieurs intérêts aussi bien pour l’homme que pour la femme, ainsi que tout l’ensemble de la communauté islamique, car elle rend le regard plus décent, préserve pudiquement les parties et permet la procréation, et l’homme peut ainsi se porter garant de ce grand nombre de femmes par le bien et les préservera aussi des causes du mal et de la perversion .

  Cependant celui qui en est incapable et craint de ne pas être équitable alors qu’il ne se contente que d’une seule femme. »[9]


  Fatwa de Cheikh al Fawzan :

 

« Il n’est pas permis au musulman de mépriser ce qu’Allah a légiféré et en faire dégoûter les gens car cela est considéré comme une apostasie à la religion musulmane.

Allah dit à ce sujet :  

Traduction relative et rapprochée : « C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a donc rendu vaines leurs œuvres . » S47 V9

  La raison à cela, c’est l’influence des propagandistes non-croyants qui ont de la répulsion pour l’Islam, et veulent en faire fuir les gens, en faisant planer les ambiguïtés, pour ainsi faire accroître les suspicions des musulmans, pour qui la législation islamique reste obscure, et parmi les plus grands principes de cette législation, la polygamie dont on dénombre plusieurs intérêts plus nombreux pour la femme que pour l’homme. »[10]  



[1] Rapporté dans Sahih Mouslim, d’après abou Bakr at-Tamîmi
[2]
Rapporté par al Boukhari, Hadith n°4573/9
[3]
Rapporté par al Boukhari, Hadith n°4574/9
[4]
Voir le Tafsir d’ibn ‘Abbas : Tanouir al Miqîas (de abî Tahir ibn Ya’qoub el Faîrouz page 64)
[5]
Voir l’explication de cheikh al ‘Outheïmine dans l’explication de Kitab an-Nikah (k7 audio).
[6]
Hadith rapporté par Ahmad et ibn Majah.
[7]
Rapporté par al Boukhari
[8]
Hadith rapporté par Boukhari.
[9]
Extrait de le revue Al Balagh  n° 1028 (parût le 28 janvier 1990)
[10]
Texte tiré de Fatawa sur la femme musulmane page 692.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 15:09

Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit à ‘Aïcha :

« Je t’ai vu en rêve deux fois, je te vois dans un bon morceau de soie.
Il m’est dit : « Voilà ta femme, dévoile là » et c’était toi !!
Alors je dis : « Si ceci provient d’Allah ça se produira. »
Et ceci provenait d’Allah et ça s’est produit. »

 Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- commente ce Hadith:  
« Ceci et une preuve que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a vu le visage de ‘AichaŽ-qu’Allah l’agrée- avant de l’épouser. Et les rêves des prophètes sont une révélation. Donc, ce qui ressort de ce Hadith, c’est que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- l’a regardée. Par conséquent, celui qui demande en mariage une femme peut la regarder. Mais il faut bien sûr respecter les conditions suivantes :

1.      Le prétendant doit avoir l’intention de se marier.

2.      Il doit être persuadé de la nécessité de voir la femme. Sinon, il n’a pas le droit de la voir. 

3.      Il ne doit pas être isolé avec la femme. Sinon, cette rencontre sera interdite car il n’est pas permis à un homme de s’isoler avec elle sans qu’elle ait son Mahram (c’est-à-dire toute personne masculine pubère qu’elle ne peut épouser).

4.      Le regard doit être à but informatif, c’est-à-dire que le but est de savoir comment est la femme, physiquement, moralement.... et surtout pas à but charnel ou pour une jouissance. » [1]


 1.                            Combien de fois le prétendant
                        
peut-il regarder sa prétendante ?
[2]

 

Nous avons interrogé Oummou ‘Abdillah al Wadi’iya, la fille de Cheikh Mouqbal ibn Hadi al Wâdi’i -qu’Allah lui fasse miséricorde-, sa réponse fut la suivante : 
 
« Pour cette question, certaines personnes vont s’étendre et le prétendant va regarder la prétendante plusieurs fois, de même que la prétendante va regarder le prétendant plusieurs fois. Et il se peut qu’il voyage avec elle et qu’ils se retrouvent en intimité (Khoulwa) et peut-être bien qu’ils aient des relations intimes et d’autres choses mauvaises de ce genre.
Et certaines personnes renient cette chose c’est-à-dire le fait que le prétendant voit sa prétendante et inversement et ils considèrent que ceci fait partie d’un des grands péchés.
Et d’autres personnes qui représentent le juste milieu, c’est-à-dire les meilleurs, considèrent que l’on peut regarder lorsqu’il y a un besoin et pas autrement.
Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « Regardes-la, car cela fera durer la compassion entre vous »
[3].
Et il lui a dit [de la voir] une fois, et il ne lui a pas dit deux fois ou plusieurs fois. Donc s’il a vu d’elle ce dont il avait besoin en la regardant une seule fois, alors cette seule fois suffit. Et Allah est Le plus Savant. »
[4] 

On a posé la même question à Cheikh ‘Obeïd  al Jabiri -qu’Allah le préserve de tout mal-, et sa réponse fut : « Une seule fois en présence du tuteur (Wali) de la prétendante » [5]


2.                             Que peut-il regarder de la femme ?

 

Al Hafidh ibn Hajar –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit [6]:  
 
« La majorité des savants ont dit qu’il n’y avait aucun mal à ce que le prétendant regarde sa prétendante. Ils ont dit qu’il ne devait voir d’elle que le visage et les mains. Ibn Qoudama a dit qu’il était interdit de rester en intimité avec elle (Khoulwa). »

  

3.       Le prétendant peut-il parler à sa prétendante?

  

Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit [7]:  
 
« Le prétendant peut parler à sa prétendante à condition qu’il y ait la présence du Mahram.
En ce qui concerne les conversations téléphoniques entre prétendants, il n’y a pas de doute que cela est interdit ; et ceci pour fermer la porte aux ambiguïtés. »


 4. L’échange de photographies entre prétendants est-il permis ?

 

 Cheikh al ‘Otheïmine –Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit 7:  
« Ce qui est apparent, c’est que la photographie ne décrit pas fidèlement la réalité ; et ceci quelque soit la qualité de la photo. De plus, la femme peut très bien s’arranger pour la photo en se maquillant ou autre, ce qui l’embellira et ce qui trompera le prétendant. »

 D’autre part, en Islam, on ne se sert que des moyens licites. La photographie est interdite sauf en cas de nécessité comme les pièces d’identité et autres documents. Mais ici, ce n’est pas un cas de nécessité comme nous l’a précisé le Cheikh ‘Abdoul-Mâlik ar-Ramadhani al Jazaïri lorsqu’on l’a questionné par téléphone.  

 Recherche effectuée par Oummou Mou‘adh


[1] Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)
[2]
Cette question est sujet à divergence entre les savants, les traducteurs.
[3]
Rapporté par at-Tirmidhi n° 1087 et d’autres. Cheikh al Albany l’a authentifié dans Sahih Sounane ibn Majah n°1511.
[4]
Question adressée directement par courrier.
[5]
Question adressée directement par téléphone.
[6]
Voir Fath al Bari, Tome 9 ; Page182
[7]
Voir l’Explication de Kitab an-Nikah dans Sahih al Boukhari  de Cheikh al ‘Otheïmine (K7 audio)

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 23:33

L'Islâm, religion de pureté et de clarté, dit distinctement qu'il est permis au mari de pratiquer l'acte sexuel interrompu et d'utiliser même dans ce cas, un préservatif avec l'autorisation de l'épouse.

Car la femme comme l'homme, a droit au plaisir et à l'enfant.

Ceci se confirme dans un hadîth, d'après Djâbir Ibn Abdullâh (radhiallâhu 'anhu) qui a dit :

 

« Nous pratiquions le rapport charnel interrompu du vivant du Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam), et quand il a été mis au courant de cela, il ne nous l'a pas interdit » [1] 


Le préservatif est permis selon l'avis majoritaire des savants, quand celui-ci bien évidemment, est utilisé dans un cadre légal.

S'agissant du rapport charnel, l'éminent savant Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a expliqué que l'enseignement du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) le concernant est le plus parfait, car il en fait le moyen de préserver la santé, de se procurer du plaisir et d'atteindre les objectifs qu'il vise.

A la base, le rapport charnel est destiné à réaliser trois objectifs :
 

  Le premier qui est le maintien de la procréation, la sauvegarde de l'espèce humaine jusqu'au délai déterminé par Allâh pour la réunion de tous les genres d'espèce dans le monde.
 

  Le deuxième est d'évacuer le sperme dont la conservation nuit à l'ensemble du corps.
 

  Le troisième est de satisfaire un besoin, de se donner du plaisir et de jouir d'un bienfait. Seul ce dernier avantage, qui est de jouir d'un bienfait, existe au paradis où n'existe ni procréation ni conservation de sperme à évacuer.
 

Les médecins de référence pensent que l'acte sexuel est un des moyens de préservation de la santé.

Galien
 [2] a dit : « Le feu et l'air prévalent sur l'essence de la semence. Son humeur est chaude et humide car elle est constituée de sang pur dont les organes originaux se nourissent. »

Certains anciens prédécesseurs ont dit : 
« Il incombe à l'homme de s'engager à trois choses : ne point abandonner la purgation pour qu'il soit capable de l'accomplir si le besoin l'y incite un jour, ne point abandonner la nourriture car ses intestins s'en trouveront rétrécis, et ne point abandonner le rapport charnel car si le puits ne s'épuise pas, son eau se tarit. »

Et parmi les bienfaits du rapport charnel, il y a que cela conduit au contrôle du regard, à la maîtrise de soi, à la chasteté et à la réalisation de tout cela au profit de la femme.

L'auteur du rapport charnel profite à lui-même ici-bas et dans l'au-delà et profite à sa compagne.

C'est pourquoi le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) se livrait à cet acte et l'aimait et disait :
 

« Les choses d'ici-bas que j'aime le plus sont les femmes et les parfums »
 [3] [4]

Voici donc un résumé important et essentiel qui souligne son importance en Islâm.

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî
[2] Claude GALIEN (Claudius Galenus) - 131-201 après J.C. Médecin et physiologiste grec, établi à Rome. Galien est après Hippocrate la plus grande figure de la médecine antique. Ses études anatomiques sur les animaux et ses observations sur les fonctions du corps humain dominèrent la théorie et la pratique médicale pendant quatorze siècles.
[3] Rapporté par an-Nassâ-î et Ahmad, et authentifié par SHeikh al-Albânî
[4] Kitâb « Zâd ul-Ma'âd fî hadî kheyr al-'Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, p.683-684
copié de manhajulhaqq.com

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 23:45

IE161-006


Shaykh Al-Albânî



Une fois de plus, une question qui semble bizarre tant cela est entré dans les mœurs. Plus encore, la plupart des gens considèrent que cela fait partie de la religion et qu’il est nécessaire « d’être marié » par un imam ou un frère. Les gens nomment cela Al-Halâl (qui est malheureusement trop souvent suivi par le Harâm dans les festivités) Bien souvent, même si les deux époux sont attachés à leur religion, on fait venir l’imam local et là on tombe trop souvent dans le folklore : entre les formules incantatoires, les formulations étranges, la lecture de sourate Al-Fatihah, etc. Dans le meilleur des cas, on fait venir un imam instruit, ou un frère connaissant un minimum les règles du mariage, mais on tombe nécessairement dans une chose qui n’est rapporté dans aucun Texte.

 

On ne trouve aucun hadith faisant mention de la présence du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pour marier quelqu’un, ou du fait que les compagnons « se mariaient » les uns les autres ? Ceci parce qu’en islam, le mariage est constitué de plusieurs étapes : Al-Khitbah dont nous avons rappelé les règles dans l’article « Mouqabalah ? », suivie contrat de mariage (‘Aqd An-Nikâh) qui nous intéresse ici, puis du repas de noce (Walîmah) dont nous avons parlé dans l’article « La sunna dans le mariage ».

 

En islam, on parle donc de contrat de mariage, d’un accord entre deux parties : le tuteur et la femme d’un côté et le prétendant de l’autre. Les savants ont bien montré, comme nous le verrons, que c’est un contrat comme les autres et que rien ne le différencie d’un tout autre contrat. Donc puisque c’est un contrat comme les autres, de deux choses l’une : soit il faut appeler un imam pour chaque contrat, soit la présence de l’imam (ou d’un frère) est accessoire, sauf si on ignore tout des règles du mariage.

 

Si l’imam (ou le frère) est invité au repas de mariage par respect à son égard, qu’il puisse adresser un court rappel à l’assistance et « vérifier » que les règles du mariage ont été respectées, c’est là une chose pratiquée par les gens de bien. Mais en aucun cas l’imam ne marie, puisque dans les faits, les gens sont déjà mariés, et c’est ce que nous explique shaykh Al-Albânî :

 

Écouter le shaykh

 

Question : Ce frère interroge en disant que les conditions de validité du contrat de mariage sont : l’agrément du tuteur ou l’accord du tuteur, accompagné de témoins, et d’autres choses encore. Mais dans les coutumes aujourd’hui, il est nécessaire d’avoir un contrat écrit afin que le contrat de mariage soit effectif. Et il est réellement arrivé qu’un homme se présente pour demander une femme en mariage (Khitbah), sa famille était d’accord, il y avait des témoins, et tout ce qui s’en suit. Mais après quelques jours, ils se sont excusés et ont marié la femme à un autre homme. Cet accord, avec la prononciation du contrat (de mariage) et la présence des témoins, est-il un mariage légiféré (religieux) ? Et qu’en est-il de l’autre mariage qui a suivi ?

 

Réponse : « Avant de répondre, j’attire l’attention de celui qui interroge sur le fait qu’à deux reprises dans sa question, il a répété « wa mâ shâbaha dhâlik » (que nous avons traduit par : d’autres choses encore, et ce qui s’en suit), et ce sont deux ajouts qui ne doivent pas apparaître dans sa question. Et afin que l’on comprenne ce reproche, je voudrais qu’on répète la question, car elle est erronée.

 

Question : La question est que les conditions de validité du mariage sont : l’accord du tuteur et la présence de deux témoins, et la coutume aujourd’hui fait que les gens rendent obligatoire l’acte écrit…

 

Réponse : Non, ce n’est pas ça, tu as fait une…composition… alors écoutons l’enregistrement, car il a été dit dans la question que les conditions de validité du mariage sont : l’accord du tuteur et la présence de deux témoins et d’autres choses encore… (on fait écouter la question comme elle a été posée la première fois) Ma remarque vise à pointer la nécessaire précision dans la question, en vue de la réponse qui en découle. Je voulais montrer qu’il n’y a dans la législation que l’agrément du tuteur, ou (il y a une coupure dans l’enregistrement mais le shaykh commençait à dire : ou comme l’a dit le frère l’accord du tuteur, et la présence de deux témoins), et il n’y a rien d’autre en dehors de cela. Ainsi, si un jeune homme établit un contrat de mariage avec l’agrément ou l’accord du tuteur, et en présence de deux témoins dignes de confiance, c’est un mariage légiféré (religieux). Quant au fait de le faire inscrire au tribunal comme cela est de coutume, nous n’y voyons aucune objection, car ceci est fait dans la recherche du bien (sans être contraire à la religion) et la volonté de préserver les droits (de chacun) en raison de la corruption de certaines personnes et de leur rejet des droits religieux. Cette inscription au tribunal n’est en rien différente de l’inscription d’un contrat de vente d’une maison au service des transactions. Toute vente entre les musulmans, même si elle n’est pas enregistrée comme c’est de coutume au service des transactions concernant par exemple une terre ou une construction, est une vente légiférée (religieusement) et il n’est permis à aucune des deux parties de dénoncer cet accord, et celui qui le fait s’oppose à la Législation d’Allah. Il en est de même pour le contrat de mariage. Il est dit dans la question qu’untel a établi un contrat de mariage avec l’accord du tuteur et la présence de témoins, mais ensuite cet accord n’a pas été enregistré au tribunal, mais considérant ce contrat comme nul, ils ont marié la femme à un autre homme. Donc, ce deuxième acte de mariage est nul, mais s’il est composé d’un contrat religieux et administratif. C’est un acte de mariage nul car il a été fait avec une femme qui était déjà mariée par un acte religieux. Et il n’est pas possible de mettre la coutume au niveau de la Législation d’Allah. Aujourd’hui la coutume est qu’il est obligatoire d’enregistrer l’acte de mariage au tribunal, mais cela ne veut pas dire que le contrat de mariage religieux est nul et ne s’applique pas jusqu’à devenir un acte de mariage administratif. Ainsi, nous tombons dans un problème rapporté depuis longtemps par les légistes et qui existe encore dans de nombreux pays, et qui est que (pour eux) le contrat de mariage entre les époux est un contrat administratif et non religieux, et ce surtout dans les pays de mécréance. Nous disons, en nous attachant au jugement de la Législation d’Allah, comme l’a dit le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins » Ainsi, il est possible qu’un homme établisse un contrat religieux qui ne soit pas accepté dans les législations appliquées de nos jours, pour une raison ou un autre, ainsi s’il demande l’accord, il sera débouté. Par contre, même le tribunal, dans de nombreux évènements contraires à sa législation, lorsqu’on lui transmet qu’untel a établi un contrat de mariage avec unetelle, le tribunal les contraint à enregistrer cet acte, alors qu’à la base il est contraire à son organisation. Cela montre, et la louange est à Allah, qu’ils admettent toujours que la base est l’acte religieux, et que l’enregistrement au tribunal n’est qu’une sécurité. Voilà ma réponse à la question.

 

Question : Concernant l’annonce du mariage (I’lân), est-ce une condition de validité du contrat de mariage ?

 

Réponse : Qu’Allah te pardonne ! Nous n’avons parlé de l’erreur de notre compagnon que pour que tu ne tombes pas dans cette erreur. »

 

Donc annoncer le mariage n’est pas une condition de validité du mariage comme cela apparaît dans la question suivante :

 

Écouter le shaykh

 

Question : « Le mariage secret est-il permis religieusement ou non ? Si quelqu’un se marie en secret sans annoncer le mariage, le contrat de mariage est-il valide ?

 

Réponse : Les conditions du mariage sont de deux types : des conditions de validité, et des conditions de perfection de l’acte. Les conditions de validité sont connues et elles sont présentes dans la parole du Prophète (salallu ‘alayhi wasalam) (il y a une coupure, mais le shaykh cite le hadith) : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance. » Si un homme épouse une femme avec l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance, musulmans naturellement, le mariage est valide, même s’il n’annonce pas le mariage. Mais l’annonce est une condition de perfection. Est-ce clair ? Je le pense.

 

Question : Quelle est la preuve pour dire que l’annonce n’est qu’une condition de perfection ?

 

Réponse : L’absence de preuve disant qu’elle est une condition de validité. »

 

Il est bon de savoir que les savants ont divergé sur l’authenticité du hadith sur lequel s’appuie shaykh Al-Albânî : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance. » Le shaykh l’a authentifié dans Irwâ Al-Ghalîl (1840), mais une grande partie des savants sont d’avis qu’il n’est pas authentique. Ainsi Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah dit : « Aucun hadith du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant la présence de témoins pour le contrat de mariage n’est authentique. » (Al-Fatâwâ, 33/158) Donc, si on considère qu’aucun hadith n’est authentique à ce sujet, on ne peut pas dire que c’est une condition de validité. A l’inverse, il ne faut pas tomber dans le mariage secret, sans témoins et sans annonce à propos duquel Ibn cAbbâs dit : « Ce sont les prostitués qui se marient sans le montrer. » (At-Tirmidhî 1104). Ainsi Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah dit : « Quant au mariage secret sur lequel on s’entend pour le cacher et ne prendre aucun témoin, ce mariage est invalide pour l’ensemble des savants, et c’est une forme de fornication. » Ainsi, son avis est qu’il faut soit prendre des témoins, soit annoncer le mariage pour ne pas être en opposition avec l’ordre du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) qui dit : « Annoncez le mariage », et il dit également : « La différence entre le mariage licite et le mariage illicite est qu’on va frapper du tambour. » (At-Tirmidhî 1188).

 

Notons bien que shaykh Al-Albânî n’a pas autorisé le mariage secret, et qu’il a posé comme condition la présence de témoins, puisque pour lui le hadith est authentique et s’applique.

 

Écouter le shaykh

 

Question : « Vous avez dit que la présence de deux témoins était une condition de validité du mariage, mais si un homme fait un contrat de mariage sans témoins car pour lui le hadith est faible, mais que par la suite il se rend compte que le hadith est authentique, doit-il renouveler le contrat de mariage ?

 

Réponse : Non, il est dans le même cas que les mécréants qui embrassent l’islam (en couple et qui ne renouvellent pas leur contrat de mariage), le contrat reste valide. Par contre, s’il fait un nouveau contrat de mariage, en épousant une autre femme, il ne sera valide qu’avec deux témoins dignes de confiance. »

 

La question principale que nous voulions aborder ici est de pointer un fait qui est que bien souvent les gens sont mariés mais ne le savent pas, car ils attendent « d’être mariés » par l’imam. Il faut donc faire très attention à ce que l’on fait, autant du point de vue du prétendant que du tuteur. Les choses doivent être claires, et c’est très loin d’être un jeu, c’est pourquoi le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) met en garde sur cela lorsqu’il dit : « En trois choses, que l’on plaisante ou qu’on soit sérieux, cela s’applique : le divorce, le mariage, et la reprise de la vie commune après un divorce. » (Al-Irwâ’ 1826).

 

Le mariage est une chose très simple qui ne requiert aucune formule particulière puisque c’est un accord comme les autres.

 

Écouter le shaykh

 

Question : « Concernant le contrat de mariage en une autre langue que l’arabe. Si les deux époux concluent un acte de mariage mais ne parlent pas l’arabe.

 

Réponse : Cela est très simple, car le contrat de mariage est comme tout autre contrat entre deux personnes. Ainsi, de la même manière que deux personnes peuvent conclure un contrat de vente ou d’achat, les deux époux peuvent conclure un mariage, quelle que soit la langue. Aucun terme et aucune formule obligatoire n’est rapporté dans la sunna. C'est-à-dire que ce n’est pas une condition, mais tu n’ignores pas qu’il fait partie de la sunna de débuter la demande en mariage par l’introduction avec laquelle le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) commençait ses sermons et qu’il enseignait à ses Compagnons : « La louange est à Allah. Nous le louons, cherchons Son aide et Son pardon… » Si on débute la demande en mariage et la conclusion du contrat de mariage par cette introduction prophétique en arabe, on a appliqué la Sunna de Muhammad (salallahu ‘alayhi wasalam), et ensuite il n’y a aucun mal à faire le reste dans une langue autre que l’arabe. Il nous faut faire la différence entre ce qui est Sunna (dans le sens de surérogatoire) comme « l’introduction de la nécessité », et ce qui est une condition de validité comme Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) afin d’écarter toute confusion, et qui peuvent être faite en toute langue. »

 

Dans l’extrait suivant, shaykh Al-Albânî est invité à ce que les gens nommeraient Al-Halâl, un frère a marié sa fille et il a invité le shaykh à venir. Shaykh Al-Albânî a adressé quelques paroles au début de l’assise en rappelant quelques traits du mariage puis on lui a posé quelques questions concernant le contrat de mariage, le fait de l’écrire et l’enregistrer au tribunal. Mais à aucun moment il n’y a eu Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation). Puis un membre de l’assistance adresse la question suivante :

 

Question : « Parfois nous sommes invités et nous rendons à ce genre d’assise, et après avoir débuté par le sermon d’introduction, et adressé un rappel concernant le mariage et conseillé aux jeunes de se marier, le tuteur de l’homme, son oncle ou son père, dit : « je demande votre fille pour mon fils », et le tuteur de la fille dit : « j’accepte. » Après avoir dit cela, nous disons que cela est un contrat de mariage religieux, mais le tuteur dit : « Non, je veux un contrat de mariage religieux, là ce n’est qu’une demande en mariage. Le contrat de mariage consiste à ce que je dise : « je te donne ma fille », que le prétendant dise : « j’accepte », et que la fille soit d’accord. C’est cela un contrat de mariage religieux, mais pour l’instant ce n’est qu’une demande. » Donc, afin que nous soyons sûrs, nous appuyions sur une preuve évidente et que les gens ne tombent pas dans l’illicite, avons-nous accompli ici un contrat de mariage religieux ?

 

Réponse : J’ai répondu à cela dans ce que j’ai exposé précédemment, et j’ai dit précédemment que la situation est souvent plus parlante que les mots, comme c’est le cas maintenant : on connaît le prétendant, la jeune fille et son tuteur, et toutes les parties sont d’accord, donc ce contrat de mariage prend donc effet et il n’y a aucun doute en cela. Mais parfois, si la situation n’est pas claire, la formulation de ce qui se passe est nécessaire. C’est une question de divergence entre les savants concernant les contrats dans leur ensemble, et donc du contrat de mariage. La prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est-elle obligatoire ? Il y a deux avis chez les savants, pour les shaféites la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est nécessaire pour que le contrat soit valide, pas seulement le contrat de mariage, mais également le contrat de vente. Tout contrat doit contenir la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation). Pour les hanafites, le simple échange (l’accord de principe) (Mucâtâ, par exemple pour le commerce, je donne au commerçant le prix de la marchandise et la prends, sans même rien dire) suffit, et c’est là la vérité sur laquelle il n’y a aucun doute, car nous ne connaissons rien de la Sunna rapportée dans les livres authentiques et les récits des pieux prédécesseurs que ces derniers prononçaient dans tous leurs contrats ce que l’on nomme Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation), surtout dans le commerce. Donc dire que la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est obligatoire fait tomber les gens dans une difficulté dont ils n’ont pas besoin et « [Allah] n’a mis aucune difficulté pour vous dans la religion ». Deuxièmement, dire que la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est obligatoire fait que de nombreuses transactions aujourd’hui ne sont pas valides, donc nulles. Par exemple, de nos jours parmi les pratiques répandues est de monter dans le bus et de mettre la somme correspondant au trajet dans la boîte prévue à cet effet. Pour ceux qui sont d’avis que la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est obligatoire, cette pratique n’est pas valide. Et si nous étendons le cercle à ce que nous pouvons entendre dans d’autres pays, le passager donne la somme au portier et monte sans même lui adresser la parole, et cela ne comprend ni Al-Ijâb (la demande) ni Al-Qabûl (l’acceptation), et cela n’est pas une vente légale religieusement (pour eux). Ainsi, si nous savons que l’obligation de la prononciation de Al-Ijâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) n’est pas rapportée dans la Législation, et que cela entraîne des difficultés dans les transactions entre les gens, nous comprenons que cette question admet plus que la nécessaire prononciation de Al-Ijâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation). Mais j’ai rappelé que dans certaines situations, si cela n’est pas clair, comme nous l’avons dit « la situation est parfois plus parlante que les mots », il n’y aucun mal à exprimer clairement ce qui se passe. Mais si on prétend que cela n’est valide qu’avec cela, alors on peut se demander ce que désigne le terme contrat (‘aqd). Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance. » Donc si le tuteur accepte cette demande en mariage (Khitbah) et que deux personnes sont témoins de la situation, alors que dire s’il y a autant de témoins que dans ce regroupement aujourd’hui, le contrat de mariage prend effet, que Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) aient été prononcées par la langue ou non, sous ces termes : j’accepte, j’agrée, ou d’autres choses encore ; ou que cela n’ait pas été prononcé. L’accord de principe (Al-Mucâtâ) comme il est mentionné chez les hanafites suffit en cela. Voici ce en quoi nous croyons. » Ensuite le père de la mariée prononça l’invocation adressé au nouveau marié.

 

Le mariage est donc un accord très simple passé entre deux parties : la femme et son tuteur d’un côté, et le prétendant de l’autre. Si tous sont d’accord pour le mariage, il n’y a pas de formulation particulière, mais si la situation l’exige on peut formuler clairement ce qui se déroule afin qu’il n’y ait aucune ambiguïtés. Et nul doute que le plus sûr est de faire témoigner au moins deux personnes et d’annoncer le mariage afin de sortir de la divergence entre les savants et de préserver sa religion et son honneur.

 

Nous avons vu plus tôt qu’il n’y a aucun mal à faire un mariage civil, tant que cela reste conforme à la Loi d’Allah. Mais certaines personnes exagèrent et prétendent que le mariage civil est obligatoire (quel que soit le pays où l’on réside) et que sans ça le mariage n’est pas valide. C’est là une parole qui ne repose sur aucune preuve tirée du Coran ou de la Sunna. Et on sait aussi désormais quoi penser de ces imams qui disent « nous ne vous marierons pas tant que vous n’irez pas à la mairie. » En islam, l’imam ne marie pas, ne bénit pas… Et c’est auprès d’Allah que nous cherchons secours.   

 

Écouter le shaykh

 

Question : « Il y a des frères en Allemagne que vous connaissez peut être qui disent que celui qui conclut un acte de mariage religieux sans le faire certifier à la mairie en Allemagne, son mariage n’est pas valide.

 

Réponse : Qu’Allah nous protège ! Cette attestation de la mairie allemande est-elle plus valable que l’attestation du tribunal (dans un pays musulman) ?

 

Question : Eux disent qu’il n’y a pas de tribunal musulman, et que pour faire respecter les droits matériels.

 

Réponse : Quand bien même…Ne fuis pas la réponse à la question… Quelle est la réponse ?... Ne fuis pas une deuxième fois, réponds à la question ! Ceci afin que tu apprennes comment t’adresser aux gens et les convaincre, ceux qui parlent sans science et sur lesquels s’applique la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Allah ne reprend pas la science en l’arrachant du cœur des savants, mais Il fait disparaître la science en faisant disparaître les savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucun savant et que les gens prennent des ignorants à leur tête. Ils seront interrogés et répondront sans science, s’égarant et égarant les gens. » Ainsi, si tu veux les convaincre, ou au moins leur présenter les preuves, tu dois répondre à ma question : Cette attestation de la mairie allemande est-elle plus valable que l’attestation du tribunal dans tout pays musulman ? Nul doute que la réponse sera que l’attestation du Tribunal musulman est plus valable. N’est-ce pas ? Donc si on conclut un acte religieux en Allemagne sans le faire enregistrer à la mairie, comment peut-on dire que cet acte est invalide ? Et si cela se passait dans un pays musulman, que l’on concluait l’acte religieux sans le faire enregistrer au tribunal, ce contrat de mariage serait valide. Mais revenons à la réponse que tu as commencé à donner et qui est connue. Pourquoi enregistrons-nous aujourd’hui les actes religieux au tribunal ? Afin de préserver les droits, car malheureusement les musulmans n’accordent plus entre eux l’importance qu’ils donnaient par le passé à la religion, lorsque les formules : « Je te marie untelle », « je te donne pour épouse untelle », même si elles n’étaient pas inscrites sur un bout de papier, elles étaient inscrites dans les cœurs. Donc la raison qu’ils avancent : faire enregistrer l’acte religieux à la mairie allemande dans le but de préserver les droits, est également appliquée ici (dans les pays musulmans) afin de préserver les droits. Mais cela ne signifie pas que si le contrat n’est pas enregistrer ici ou là-bas, le contrat de mariage sera invalide. Voilà ce que j’ai voulu montrer.

 

Question : Ils prétendent que dans la plupart des pays arabes de nos jours, les savants disent que tout acte qui n’est pas enregistré officiellement n’est pas valide.

 

Réponse : Personne ne dit cela, et aucun musulman ne peut dire cela, et même si on admet que quelqu’un l’ait dit, nous lui disons, à travers les termes du Coran : « Apportez vos preuves si vous êtes véridiques » Cela est connu mon frère, tu devrais connaître la réponse.

 

Question : Je savais, mais j’interrogeais pour être sûr, qu’Allah vous récompense par un bien.

 

Réponse : Et qu’Allah te récompense également par un bien. »

 

Les frères et sœurs auront compris de ce qui précède que la récitation de sourate Al-Fatihah ou de tout autre verset ou sourate spécifique à l’occasion du contrat de mariage est une innovation. Shaykh Al-Albânî précise en d’autres endroits que la Sunna indiquée par le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant le mariage est de frapper du Duff (tambour) pour les femmes et les chants permis, et non la lecture du Coran qui a d’autres temps. Si on joue du Duff et qu’on chante, il n’est pas permis de réciter le Coran afin qu’il n’y ait pas de mélange entre les deux, et s’il n’y a pas Duff et de chants, et qu’il y a dans l’assistance une personne qui excelle dans la récitation et la maîtrise des règles de lecture, il n’y a pas de mal à en réciter un passage (voir Fatâwâ Juddâ, n°10).

 

Wallahu ‘alam

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 00:16

a50f37b4ee89aec16a31dcc101e05f4f Question :

 

Le mariage est il une part attribué au serviteur ou un choix qu'il fait ?

 

Réponse de cheikh al albany rahima Allah :

 

Quelle différence y a-t-il entre cette question et celle ou l'on demanderait si être riche ou pauvre ou encore beau ou moche est un choix que l'homme fait ou une part qui lui est attribué.

 

Bien sûr que cela est predestiné et sa situation est pour lui une réalité de laquelle il ne peut se défaire.

 

Par contre, l'homme est tenu de mettre en oeuvre les moyens qui lui permettront d'atteindre son objectif et ne pas s'interroger sur l'issue des événements.

 

Et ce contrairement à ce qui à attrait à son choix : par exemple untel demande une femme en mariage en s'assurant qu'elle est bien pieuse et une fois marié il s'aperçoit avec le temps qu'elle ne l'est pas.

Bien sûr que c'est là quelque chose qui était predestiné comme toutes les choses le sont ainsi que l'a dit le prophète salla allahou alayhi wa salam.

 

Tout est predestiné même si l'incapacité et la paresse.

 

Mais cela ne signifie pas que l'homme n'est pas tenu de s'efforcer de faire les bons choix, dans la mesure de ses possibilités et de ses capacités.

 

C'est là tout à fait autre chose, l'homme à l'obligation de mettre en oeuvre tous les moyens en sa possession pour réaliser ce qui lui sera profitable. L'issue des évenements revient à Allah.

 

La réponse... évidemment que le mariage est une part attribuée à chacun mais ce qui nous importe ici c'est de comprendre comme le dit le groupe de frère qui est avec nous que l'homme ne doit pas simplement s'en remettre à Allah.

 

Mais il doit mettre en oeuvre tous les moyens lui permettant d'atteindre son objectif et ensuite s'en remettre à Allah le Seigneur des seigneurs

 

source : Silsila huda wa nour

tiré du livre le guide du mariage edition dar al muslim page 47/48

 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

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